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Le Conseil mondial des investisseurs de l’AIMA s’est récemment penché sur les considérations critiques relatives au choix stratégique entre la gestion externe et la gestion interne des fonds. Voici à cet égard des informations clés pour les gestionnaires de fonds alternatifs et les propriétaires d’actifs :

Approches de gestion interne et externe

Il existe une grande diversité dans la manière dont les institutions équilibrent la gestion de leurs fonds, en interne et en externe. Certaines organisations gèrent jusqu’à 80 % de leurs actifs en interne, tandis que d’autres externalisent totalement leur gestion.

Les principales raisons pour lesquelles les institutions choisissent la gestion externe sont les suivantes :

  • Une expertise spécialisée du point de vue mondial : l’accès à une expertise de niche dans le monde entier est essentiel, en particulier dans les domaines suivants :
    • Les marchés privés, où l’exécution repose en grande partie sur des relations spécialisées et des capacités propres au secteur ;
    • Les fonds spéculatifs, qui offrent des profils de rendement uniques et des avantages en matière de diversification ;
    • Les marchés émergents, où l’expertise locale est essentielle pour naviguer entre des complexités réglementaires et des dynamiques de marché uniques.

Inversement, les institutions s’orientent de plus en plus vers la gestion interne pour les raisons suivantes :

  • L’efficacité des coûts : réaliser des économies significatives sans sacrifier la performance des investissements.
  • Le contrôle des investissements : gagner en autonomie et en précision dans la prise de décision.
  • Les investissements opportunistes : capitaliser rapidement sur les occasions du marché en utilisant des stratégies propriétaires.

Une gestion interne réussie nécessite des cadres opérationnels solides et des infrastructures sophistiquées de gestion des risques.

Facteurs clés influençant les décisions de gestion

Plusieurs facteurs critiques influencent la décision des institutions d’opter pour une gestion interne ou externe :

  • La taille et la localisation des actifs : les établissements de plus grande taille et situés dans un lieu central disposent souvent d’une plus grande souplesse pour gérer leurs actifs en interne.
  • La disponibilité de l’expertise interne : les institutions doivent évaluer de manière critique la force et la profondeur de leur réserve de talents internes.
  • La capacité à attirer et retenir les talents : particulièrement pertinente dans les centres financiers éloignés ou moins compétitifs. Des solutions innovantes, telles que des scissions d’entreprise avec financement de démarrage, peuvent contribuer à remédier à la pénurie de talents.

Le maintien de relations étroites avec les partenaires extérieurs reste essentiel et permet :

  • le partage des connaissances et l’accès permanent à des informations externes et aux meilleures pratiques ;
  • des occasions de co-investissement qui facilitent une exécution plus rapide et un accès plus approfondi au marché.

Équilibrer les performances internes et externes

Les équipes d’investissement internes doivent constamment fournir des performances de premier ordre pour justifier leur valeur. Si les performances ne sont pas à la hauteur, la gestion externe devient de plus en plus attrayante.

L’écart de rémunération entre les gestionnaires externes et les gestionnaires de portefeuille internes fait l’objet d’une attention croissante, en particulier parmi les investisseurs institutionnels et éducatifs. Les entreprises doivent évaluer stratégiquement les avantages en matière de coûts internes par rapport à la flexibilité et à l’expertise spécialisée offertes à l’extérieur.

Bien que les équipes internes sous-performantes soient rarement éliminées d’emblée, les institutions tirent régulièrement parti de leurs expériences passées (comme l’abandon de stratégies quantitatives infructueuses) pour renforcer l’infrastructure interne, notamment par le biais d’investissements dans l’intelligence artificielle (IA) et l’analyse de données avancées.

Pour plus d’informations sur le Conseil mondial des investisseurs et d’autres ressources de l’AIMA, veuillez consulter le site aima.org.