L’institution financière avait fait savoir en décembre qu’elle pourrait racheter jusqu’à 304 millions de dollars (M$) de prêts jugés problématiques vendus à un tiers, qui avait découvert des problèmes entourant la documentation, comme des fausses déclarations faites par des clients.

En janvier, cette somme avait été révisée à 392 M$. La Laurentienne dit avoir procédé au rachat de 180 M$ de prêts et allongera 88 M$ de plus au deuxième trimestre, pour un total de 268 M$.

Le président et chef de la direction de la banque, François Desjardins, a répété à maintes reprises qu’il ne s’agissait que d’un faible pourcentage du portefeuille de prêts hypothécaires.

De plus, rien ne suggère que des employés de l’institution financière aient pu être impliqués dans ces irrégularités, selon la banque.

Actuellement, la Laurentienne s’affaire à compléter l’examen d’environ 1,1 G$ en prêts ayant été accordés dans son réseau de succursales.

« La Laurentienne risque d’avoir réglé ce problème vers la fin du deuxième trimestre, voire au troisième trimestre, et nous estimons qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction », a estimé l’analyste Darko Mihelic, de RBC Marchés des capitaux, dans une note.

Par ailleurs, l’institution dit s’être entendue avec la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), un autre tiers acheteur, afin de ne pas avoir à examiner les prêts hypothécaires vendus dans le cadre des programmes de titrisation de l’organisme fédéral.

La Laurentienne a fourni ces détails en dévoilant ses résultats pour le premier trimestre terminé le 31 décembre, qui se sont avérés sous les attentes des analystes financiers.

Son bénéfice net s’est établi à 59,7 M$, ou 1,41 $ par action, en hausse de 23 % sur un an, tandis que son bénéfice ajusté, qui fait abstraction des éléments non récurrents, a grimpé de 20 %, à 63,2 M$, ou 1,49 $ par action.

De son côté, le chiffre d’affaires a été de 267 M$, en hausse de 10 % par rapport au premier trimestre l’an dernier, grâce à une hausse des volumes du portefeuille de prêts commerciaux.

Les analystes sondés par Thomson Reuters tablaient sur un profit ajusté de 1,54 $ par action.