femme | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/femme/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 04 Jun 2026 11:38:52 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png femme | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/femme/ 32 32 Conseils financiers : les femmes dépassent les hommes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/conseils-financiers-les-femmes-depassent-les-hommes/ Thu, 04 Jun 2026 11:38:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114189 PLANÈTE FINANCE – La confiance et la crédibilité prioritaires.

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Pour la première fois, les femmes au Royaume-Uni sont plus nombreuses à envisager de consulter un professionnel de la finance, selon une étude d’une firme de services financiers britannique. Mais le sentiment d’insécurité financière persiste chez les sujettes de Sa Majesté.

Au pays de la City, une épargnante sur cinq (20 %) affirme être susceptible de consulter un conseiller en sécurité financière, contre 19 % chez les hommes, indique la firme Continuum, qui a sondé 2000 adultes britanniques en décembre 2025.

L’étude montre que 75 % des hommes sont peu susceptibles de consulter un conseiller, comparativement à 69 % des femmes. Ces dernières sont plus nombreuses à demeurer indécises : 11 % ne savent pas si elles consulteraient, contre 6 % de leurs compatriotes masculins.

Les résultats révèlent une avancée chez les femmes par rapport aux résultats de juin 2024, où seulement 14 % d’entre elles prévoyaient demander des conseils financiers professionnels, comparativement à 15 % des hommes.

Toutefois, malgré ce progrès, les répondantes disent se sentir moins en sécurité financièrement que les hommes (43 % contre 49 %).

D’autres recherches montrent que les femmes sont plus nombreuses à s’inquiéter de leur autonomie financière à la retraite. Seulement 40 % se disent confiantes à l’égard de leur planification, contre 46 % des hommes. Il faut dire que l’écart est important au Royaume-Uni à ce chapitre, les femmes britanniques prenant leur retraite avec en moyenne trois fois moins d’épargne privée que les hommes.

Sur le terrain, la conseillère Erin Rigault constate une augmentation du nombre de femmes qui s’intéressent aux conseils financiers depuis quelques années au Royaume-Uni. Elle observe aussi des particularités dans leur approche.

« Lorsqu’elles commencent à obtenir des conseils financiers professionnels, les clientes s’y investissent réellement. Elles apprécient le fait de réfléchir et d’échanger avec un professionnel de confiance. Elles trouvent rassurant de collaborer plutôt que de prendre seules des décisions financières », explique-t-elle.

Des recherches antérieures de Continuum montrent que les femmes recherchent souvent des qualités différentes chez un conseiller. Elles souhaitent trouver en priorité la confiance et la crédibilité (52 %), ainsi qu’un service personnalisé (33 %), devant l’expertise et les qualifications, des critères davantage privilégiés par les hommes.

La tendance observée au Royaume-Uni trouve un écho de ce côté de l’Atlantique. Selon une étude récente de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), les Canadiennes accordent une grande importance à la qualité de la relation. Lorsqu’elles font appel à des conseillers, elles s’attachent d’abord aux rendements, à un langage clair et accessible, ainsi qu’au respect et à la prise en compte de leurs objectifs de vie.

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Une explosion des salaires des dirigeants https://www.finance-investissement.com/nouvelles/une-explosion-des-salaires-des-dirigeants/ Thu, 07 May 2026 11:12:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113715 Les inégalités continuent de s’accentuer selon Oxfam.

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Même s’il est déjà bien connu et documenté que l’écart entre riches et pauvres est en croissance, une nouvelle analyse d’Oxfam vient ajouter des données qui ont de quoi choquer, alors qu’on y apprend que la rémunération des PDG a augmenté 20 fois plus vite que celle des travailleurs l’an dernier.

Oxfam, en collaboration avec la Confédération syndicale internationale (CSI), s’est penché sur les 1500 entreprises les plus rémunératrices de 33 pays ayant déclaré la rémunération de leur PDG pour 2025. La conclusion est sans appel : la rémunération réelle des PDG a augmenté de 11 % l’an dernier, comparativement à 0,5 % — un demi de 1 pour cent — pour les travailleurs.

Les femmes encore loin derrière

Par ailleurs, la lutte pour l’équité salariale entre hommes et femmes a encore beaucoup de chemin à faire, alors que l’analyse montre un écart salarial moyen de 16 % entre les hommes et les femmes au sein des 1500 entreprises analysées. « Concrètement, cela signifie que les femmes travaillent gratuitement à partir du 4 novembre chaque année », note-t-on dans le rapport.

Sur une base territoriale, au Canada, la rémunération des PDG a augmenté de 7,0 % de 2024 à 2025, ce qui est significativement inférieur à la moyenne mondiale, mais le salaire moyen des travailleurs, en contrepartie, a reculé de 0,9 % durant la même période.

Le document produit par Oxfam note qu’« en moyenne, les patrons ont empoché 8,4 millions de dollars américains (M$ US) en salaires et primes en 2025, comparativement à 7,6 M$ US en 2024. Il faudrait 490 ans à une personne salariée pour gagner la même somme. »

Quatre entreprises américaines ont déclaré avoir versé plus de 100 M$ US à leur PDG en 2025 et les dix dirigeants les mieux rémunérés ont, à eux seuls, encaissé plus d’un milliard de dollars (G$ US) l’an dernier.

Une progression inverse

Cette tendance s’aggrave depuis longtemps, alors que dirigeants et actionnaires sont toujours plus gourmands au fil des ans. Ainsi, depuis 2019, les salaires réels en dollars constants des travailleurs à travers le monde ont chuté en moyenne de 12 %. En parallèle, la rémunération moyenne des PDG est passée de 5,5 M$ US en 2019 à 8,4 M$ US en 2025, une hausse de 54 % en termes réels.

L’analyse d’Oxfam et de la CSI révèle aussi que les personnes ultrariches continuent de recevoir des versements massifs des entreprises qu’elles contrôlent. En 2025, près de 1000 milliardaires dont les portefeuilles d’investissement ont été identifiés ont touché 79 G$ US en dividendes, soit l’équivalent de 2500 $ US par seconde. En moyenne, un milliardaire a encaissé en moins de deux heures davantage en dividendes qu’une personne salariée ne gagne en une année complète de travail.

Pour bien comprendre comment les milliardaires s’enrichissent, on explique qu’ils accumulent leur argent principalement de trois façons : la rémunération des PDG de grandes entreprises ; le versement de dividendes par les compagnies dont ils sont actionnaires ; et les gains en capital provenant de leurs investissements. La rémunération tend à ne représenter qu’une fraction de la rémunération totale, alors que les dividendes sont beaucoup plus importants, mais le mécanisme le plus important de leur richesse se situe du côté de l’augmentation constante de la valeur de leurs actions.

Hausse de 126 000 $ US par seconde

Les 3428 milliardaires recensés par Oxfam — dont 86 % sont des hommes — dominent l’économie mondiale à tel point que leur richesse collective équivaut à 17 % du PIB de la planète. Les chiffres ont de quoi donner le tournis : la richesse totale des milliardaires a augmenté de 126 000 $ US par seconde en 2025 ; les entreprises ont versé 79 G$ US en dividendes aux milliardaires en 2025 ; en moyenne, les milliardaires récoltent davantage de leurs dividendes en moins de deux heures que le salarié moyen gagnera sur l’année complète.

Dans le communiqué accompagnant le rapport, le directeur général d’Oxfam International, Amitabh Behar, estime que « nous ne pouvons pas continuer à laisser une poignée de personnes extrêmement riches accaparer les fruits du travail qui reviennent à des millions de personnes. Les gouvernements doivent plafonner la rémunération des PDG, taxer de façon plus juste les ultrariches et veiller à ce que le salaire minimum suive au moins le rythme de l’inflation et garantisse une vie digne ».

« Ces mesures peuvent faire bien plus que redistribuer les revenus, poursuit-il. Elles peuvent créer des économies qui récompensent le travail, investissent dans les communautés et demandent des comptes aux puissants. C’est ainsi que nous transformerons un système truqué au profit d’une poignée de personnes en un système qui fonctionne pour tout le monde. »

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Femmes et retraite : comment rattraper le retard https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/femmes-et-retraite-comment-rattraper-le-retard-financier/ Thu, 02 Apr 2026 10:52:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113180 DÉVELOPPEMENT – L’éducation financière et une meilleure allocation d’actifs peuvent y contribuer.

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Alors que les femmes contrôlent une part croissante du patrimoine mondial, elles demeurent nombreuses à aborder la retraite avec un net désavantage par rapport aux hommes.

Dans ThinkAdvisor, Tracy Rokas, directrice de la recherche et de l’analyse client chez Jackson National Life Insurance, propose plusieurs pistes de solutions concrètes pour réduire ces écarts persistants.

L’éducation financière, pierre angulaire

L’éducation financière est l’une de ces solutions, indique la spécialiste. Selon une récente étude de la firme menée en partenariat avec le Centre de recherche sur la retraite du Boston College, les femmes présentent un niveau de littératie financière en moyenne moins élevé que les hommes.

Or, comprendre les mécanismes d’épargne, d’investissement et de décaissement permet aux femmes de prendre des décisions plus éclairées tout au long de leur vie active, signale l’experte. Elle estime qu’une éducation financière solide est un prérequis à toute stratégie de retraite élaborée.

Les discussions au sein du couple jouent aussi un rôle important : une meilleure répartition des responsabilités financières entre les conjoints contribue à réduire les angles morts et à prévenir les situations de dépendance économique. Les femmes jouent un rôle central dans les décisions financières des ménages. En les outillant mieux, il est possible de transformer les inégalités en actions, indique la spécialiste

Suivis réguliers

Tracy Rokas recommande aussi d’instaurer des suivis réguliers auprès des clientes pour ajuster la stratégie financière en fonction des imprévus, qu’il s’agisse de fluctuations de marché, de dépenses de santé imprévues ou de changements de situation personnelle. L’objectif est de bâtir un portefeuille diversifié, aligné avec la tolérance au risque et les objectifs de vie de chaque cliente, précise Tracy Rokas.

Pour pallier les difficultés, elle recommande aux femmes préretraitées de réduire le trop-plein de liquidités dans leurs portefeuilles. L’étude montre que les investisseuses détiennent souvent près de la moitié de leur portefeuille en liquidités, alors que le seuil pour se protéger contre l’inflation se situe plutôt autour de 20 %.

Des données défavorables

Selon l’étude, les femmes en préretraite sont trois fois plus susceptibles que leurs homologues masculins de ne détenir aucun placement. Près de 18 % ne possèdent aucun placement en dehors du régime de retraite de leur employeur, que ce soit un régime enregistré d’épargne retraite (REER), des actions et obligations, des titres à revenus fixes ou des rentes.

Par ailleurs, les investisseuses affichent en général une plus grande aversion au risque et ont tendance à privilégier les fonds équilibrés et les fonds à date cible, ce qui peut freiner la croissance de leur capital à long terme.

L’étude souligne également que la capacité à investir des femmes est limitée par un fardeau d’endettement plus lourd, notamment en matière de dettes d’études. Plus du quart des Américaines en préretraite déclarent avoir des dettes de carte de crédit supérieures à 10 000 $ US. Leurs actifs disponibles pour l’investissement représentent 72 % de ceux détenus par les hommes.

Au Canada, les femmes arrivent à la retraite avec un patrimoine représentant en moyenne 78 % de celui des hommes, selon Statistique Canada. Cet écart s’explique souvent par des revenus plus faibles et des parcours professionnels plus fragmentés, notamment en raison des responsabilités familiales et des interruptions de carrière.

Lire aussi : 5 mesures pour aider les femmes à prendre leur retraite

Au Québec, le revenu médian des femmes de 65 ans et plus s’élevait à 30 100 $, contre 41 400 $ pour les hommes en 2023, soit un écart d’environ 27 %, selon l’Institut de la statistique du Québec. En outre, les Québécoises âgées sont plus nombreuses à vivre seules qu’ailleurs au Canada, ce qui accentue leur vulnérabilité face au coût du logement et aux dépenses imprévues en santé.

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Épargne et IA : un écart persistant entre jeunes hommes et femmes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/epargne-et-ia-un-ecart-persistant-entre-jeunes-hommes-et-femmes/ Fri, 20 Mar 2026 12:21:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112902 Les Québécoises de 18 à 34 ans se montrent plus pessimistes quant à leur situation financière.

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Les jeunes femmes sont plus pessimistes et prudentes que les hommes quant à leurs finances personnelles et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), indique un sondage Léger réalisé pour ÉducÉpargne et dont les résultats ont été dévoilés dimanche, coïncidant avec la Journée internationale des droits des femmes.

L’objectif du sondage était de mieux comprendre les comportements et préoccupations des Québécois âgées 18-34 ans quant à leurs finances personnelles et l’utilisation de l’IA, souligne l’organisme sans but lucratif dans un communiqué.

La plus grande différence est observée au niveau de l’épargne. Le sondage indique que 50 % des hommes sondés estiment qu’il est facile d’épargner, contre seulement 35 % des femmes.

La majorité de ces hommes (61 %) sont plus satisfaits de leur niveau d’épargne que les femmes (45 %).

Par ailleurs, l’enquête démontre que 55 % des jeunes hommes disent avoir un plan de retraite comparativement à 37 % des femmes.

Parmi les obstacles identifiés pour atteindre un niveau d’épargne satisfaisant, les trois principaux mentionnés sont : le coût de la vie trop élevé (40 % H 38 % F), des revenus insuffisants (19 % H 24 % F) et la priorisation du remboursement des dettes (18 % H 21 % F). À noter que ces trois principaux obstacles sont les mêmes tant pour les hommes que les femmes.

« Nous nous attendions à quelques différences entre les hommes et les femmes, mais jamais avec de tels écarts, surtout en 2026 pour les personnes de cette tranche d’âge », a déclaré Nathalie Bachand, planificatrice financière et présidente du conseil d’ÉducÉpargne.

Elle a d’ailleurs souligné que « les femmes arrivent généralement à la retraite avec 30 % moins d’épargne-retraite que les hommes ».

Recours à l’IA

Un autre volet du sondage s’intéressait à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans la gestion des finances personnelles. Encore une fois, les résultats démontrent de grandes différences entre les hommes et les femmes.

Entre autres faits saillants, le sondage révèle que 43 % des hommes disent avoir déjà utilisé l’IA dans la gestion de leurs finances personnelles comparativement à 21 % pour les femmes. En ce qui concerne le niveau de confiance envers l’IA pour épargner et investir, 59 % des hommes ont confiance comparativement à 35 % pour les femmes.

Ce sondage Web a été réalisé par Léger du 8 au 16 janvier 2026 auprès de 601 résidents du Québec âgés de 18 à 34 ans. Il n’est pas possible de calculer une marge d’erreur sur un échantillon tiré d’un panel Web, mais à titre comparatif, la marge d’erreur maximale pour un échantillon de 601 répondants est de ±4,0 %, 19 fois sur 20.

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La quarantaine, la clé de la retraite https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-quarantaine-la-cle-de-la-retraite/ Tue, 21 Oct 2025 11:30:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110317 C’est à cet âge que nombre de décisions cruciales sont prises.

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La quarantaine est souvent la décennie de la réflexion. La plupart des personnes dans cette tranche d’âge se questionnent sur leur vie professionnelle passée et future, révèle une nouvelle étude de l’Institut du Québec (IDQ). Au Québec, le contexte démographique actuel rend cette réflexion particulièrement cruciale, notamment en raison des futurs départs à la retraite.

« Nos décisions professionnelles après 45 ans dépendent de deux facteurs principaux : ce qu’on peut faire (nos compétences, les emplois disponibles, notre épargne-retraite) et ce qu’on veut faire (notre satisfaction au travail, l’ambiance avec les collègues, nos aspirations personnelles), explique Emna Braham, présidente-directrice générale de l’IDQ. Ces éléments s’influencent mutuellement et créent des parcours uniques où chaque choix — changer d’emploi, continuer à travailler ou prendre sa retraite — résulte d’une situation personnelle unique. »

Alors que les départs à la retraite devraient continuer d’excéder les entrées sur le marché du travail d’ici les cinq prochaines années, l’IDQ et le Comité consultatif pour les travailleuses et travailleurs âgés de 45 ans et plus (CC45+) se sont penchés sur la question. Le fruit de leur réflexion a été publié dans le rapport Les enjeux cachés de la mi-carrière : Portrait des travailleuses et travailleurs québécois de 45 ans et plus, publié avec la participation financière du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

L’endettement et la santé jouent un rôle important

Comme on pouvait s’y attendre, l’endettement n’est pas étranger à la question du moment parfait pour prendre sa retraite. En 20 ans, soit entre 2005 et 2023, la dette médiane des 45-54 ans a triplé, résultat 55 % d’entre eux doivent encore rembourser un prêt hypothécaire contre 38 % en 2005. Cette situation retarde bien des départs à la retraite et creuse les inégalités.

En effet, les Québécois les plus aisés peuvent choisir le moment de prendre leur retraite alors que les autres sont forcés de continuer à travailler. Cette situation désavantage particulièrement les femmes qui ont des rentes de retraite 28 % inférieures à celles des hommes.

Outre les dettes, la santé est un autre facteur déterminant dans les décisions de fin de carrière. Bien que les départs pour raisons de santé aient diminué depuis 40 ans (12 % aujourd’hui contre 20 % en 1985), 26 % rapportent encore que ce sont des problèmes de santé qui les ont empêchés de prolonger leur vie professionnelle.

Une retraite plus hâtive pour les femmes

Généralement les femmes prennent leur retraite 18 mois plus tôt que les hommes. Plus frappant, 34 % des femmes de 45 ans et plus prévoient de quitter le marché du travail avant 60 ans, contre seulement 22 % des hommes.

D’autant plus que la quarantaine et la cinquantaine coïncident aujourd’hui avec une triple responsabilité :

  • élever les enfants ;
  • s’occuper des parents vieillissants ;
  • faire progresser sa carrière.

Ces charges retombent la plupart du temps sur les femmes. En effet, durant la pandémie, près de trois fois plus de femmes que d’hommes de 45 ans et plus ont quitté leur emploi pour des raisons familiales. Une charge disproportionnée qui affecte la carrière, mais pèse aussi lourd sur leur retraite.

Et si les femmes ont travaillé fort pour combler les inégalités entre les sexes, à mi-parcours, leurs ambitions se heurtent encore à un plafond de verre tenace. En effet, alors qu’elles représentent 46 % des travailleurs de 45 ans et plus et qu’elles soient aujourd’hui aussi scolarisées que leurs homologues masculins, elles n’occupent que 34 % des postes de direction dans cette tranche d’âge.

Un autre problème survient pour les travailleurs de cette tranche d’âge : l’âgisme…

« Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les travailleurs de plus de 55 ans ne sont pas particulièrement menacés par l’automatisation, souligne Souleima El-Achkar, économiste principale à l’IDQ et coautrice du rapport. Ils représentent 24 % des emplois à risque, une proportion équivalente à leur part dans la population active (23 %). Ce sont davantage les préjugés des employeurs quant à leur capacité d’adaptation qui limitent leur accès aux opportunités de carrière. »

Aux vues des résultats de leur étude, Emna Braham suggère que « les politiques publiques et les pratiques organisationnelles [conjuguent] gestion des pénuries et épanouissement professionnel des travailleurs de tous âges ».

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Une approche « santé » de la préparation à la retraite https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-approche-sante-de-la-preparation-a-la-retraite/ Fri, 10 Oct 2025 10:23:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110102 Tanya Staples étudie les facteurs qui mènent à une bonne planification de la retraite.

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Tanya Staples a présenté un aperçu de ses recherches sur la préparation des Canadiens et Canadiennes à la retraite à l’occasion du symposium de l’Institute of Advanced Financial Planners à Nanaimo (C.-B.), le 25 septembre dernier.

Tanya Staples est professeure en planification financière et en recherche à la School of Business du Conestoga College Institute of Technology and Advanced Learning. Elle détient un doctorat en planification financière personnelle à Kansas State University et présentera sa thèse le mois prochain.

« J’ai toujours pensé que notre façon d’aborder la santé reflète souvent notre façon d’aborder nos finances, a-t-elle affirmé à son auditoire. Éviter, éviter, ignorer, ignorer, jusqu’à ce que quelque chose de grave se produise. »

Elle a combiné ses propres recherches avec les résultats de l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2019. Tanya Staples a aussi appliqué le Health Belief Model (modèle des croyances en santé), élaboré par les services de santé publique des États-Unis dans les années 1950 pour comprendre comment les gens prennent des décisions liées à leur santé.

« Les individus ont certaines perceptions qui les motivent à adopter un comportement, a expliqué Tanya Staples. Ils sont motivés si les avantages perçus dépassent les obstacles et réduisent les menaces possibles. […] Ce modèle a été très efficace. »

L’intérêt de Tanya Staples pour les différences entre hommes et femmes remonte à son expérience comme consultante en régimes de retraite et avantages sociaux à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

« Les femmes connaissent des parcours professionnels très morcelés, a-t-elle souligné. Elles entrent et sortent du marché du travail pour des responsabilités de soins. Elles ont moins accès, en général, à un régime de retraite, elles gagnent moins que leurs homologues masculins et tout cela les place en position de vulnérabilité face à la retraite. Nous observons une insécurité financière accrue chez les femmes canadiennes à la retraite. »

Tanya Staples a présenté cinq indicateurs d’une bonne préparation à la retraite :

  • avoir un compte de retraite ;
  • épargner pour la retraite ;
  • avoir calculé le montant dont on aura besoin ;
  • avoir consulté un conseiller ;
  • et faire confiance à ces conseils.

« Seulement deux femmes sur dix se disent très préparées pour la retraite, a rappelé Tanya Staples, citant une étude américaine de 2015. Nous savons que les femmes déclarent des niveaux plus faibles de connaissances financières, de confiance financière […] et de patrimoine accumulé. »

La confiance financière peut avoir un effet démesuré puisque, comme en santé, une grande partie de la planification de la retraite repose sur de bons comportements décisionnels.

« Quelle est notre responsabilité, en tant que planificateurs financiers, pour soutenir les femmes ? a demandé Tanya Staples à l’auditoire. Qu’est-ce qui empêche nos clientes de se préparer adéquatement à la retraite ? Qu’est-ce qui les encourage à s’engager dans cette planification ? Quels sont les avantages qui motivent les gens à vouloir atteindre la sécurité financière à la retraite ? Et quelles sont les menaces ? »

Dans sa thèse, elle définit les avantages perçus comme « la valeur attendue associée à l’acceptation et à la mise en œuvre du comportement recommandé. Les avantages perçus sont les effets positifs d’une action visant à réduire une menace… »

Elle en a recensé six :

  1. avoir plus de revenus que de dépenses ;
  2. devenir orienté vers des objectifs ;
  3. se sentir confiant à l’égard de la retraite ;
  4. devenir financièrement informé ;
  5. bien gérer son argent ;
  6. et prendre des décisions financières éclairées fondées sur les prix et la valeur.

Quatre obstacles nuisent à la préparation :

  1. l’endettement ;
  2. l’absence de fonds d’urgence ;
  3. un mauvais dossier de crédit ;
  4. et le sentiment de ne pas contrôler les finances du ménage.

Quant aux menaces à la préparation à la retraite, elles sont surtout psychologiques :

  • croire qu’on ne pourra pas se payer ce qu’on veut ;
  • craindre de manquer d’argent ;
  • ne pas suivre ses finances ;
  • éprouver des problèmes d’argent ;
  • avoir l’impression de « juste survivre » ;
  • et regretter des décisions financières après coup.

La moitié des femmes ignorent combien elles doivent épargner

Chez les femmes de 35 à 64 ans interrogées dans l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2019, Tanya Staples a noté que seulement 53 % des travailleuses non retraitées avaient calculé le montant nécessaire pour leur retraite. Un tiers des femmes se jugeaient compétentes ou très compétentes en finances, contre 47 % des hommes.

Les femmes sont aussi plus enclines à accepter et à faire confiance aux conseils financiers professionnels : 67 % se sont dites d’accord ou fortement d’accord, comparativement à 62 % des hommes.

L’appel à l’action de Tanya Staples comprend de l’éducation destinée aux femmes, mettant en avant les avantages de la planification de la retraite ; l’élimination des obstacles qui limitent leur capacité à gagner et à épargner ; ainsi que des politiques facilitant la conciliation entre responsabilités de soins et travail, et qui s’attaquent à « la précarité de l’emploi féminin ».

Elle prévoit également une nouvelle phase de recherche. Tanya Staples comparera les résultats de l’Enquête canadienne sur les capacités financières de 2024 avec ceux de 2019 afin de mesurer les effets de la pandémie sur ces dynamiques.

Avec cette recherche complémentaire et la conclusion de son doctorat, Staples s’impose comme une penseuse influente dans le domaine de la planification financière au Canada. Nous avons de la chance de l’avoir.

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Une relève enthousiaste à la tête de SFL https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-releve-enthousiaste-a-la-tete-de-sfl/ Thu, 11 Sep 2025 12:11:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109470 Rachel Simard espère que les réseaux indépendants de Desjardins donneront le pas à l’industrie.

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Débordante d’idées, d’entrain et d’esprit d’équipe, Rachel Simard dégage une énergie si communicative qu’il est difficile de ne pas être emporté par son élan. La nouvelle vice-présidente principale, réseaux partenaires chez Desjardins a pris la relève d’André Langlois avec un aplomb et une vigueur qui est tout à son honneur.

« C’est avec beaucoup d’humilité que je reprends ce poste, mais aussi avec beaucoup d’enthousiasme, parce que nous sommes à un tournant pour la distribution indépendante chez Desjardins », confie-t-elle en entrevue avec Finance et Investissement.

Rachel Simard a accepté ce rôle alors qu’elle était déjà engagée dans un mandat étroitement lié aux réseaux indépendants de la Coopérative. Depuis fin 2022, elle agit ainsi à titre de chef déléguée de l’intégration et de l’acquisition de Worldsource, un mandat d’envergure qui devrait se prolonger jusqu’à fin 2026. « Je suis responsable de coordonner l’ensemble des activités liées à cette acquisition stratégique pour Desjardins », rapporte-t-elle.

Un projet d’ampleur puisqu’avec cette acquisition, Desjardins intégrait près de 5000 conseillers indépendants à son réseau. Le défi consistait ainsi à regrouper et standardiser les systèmes technologiques, tout en les amenant à un niveau supérieur, sans toucher aux modèles d’affaires propres à chaque conseiller.

Habituée aux gros chantiers, elle avait déjà accepté le mandat de transformation des réseaux SFL en 2018. « C’était une entreprise majeure qui visait à donner un nouvel élan au réseau en renforçant notre offre aux conseillers et à leurs clients. C’est une transformation qui a été un succès et dont je suis fière ! »

Cette première expérience lui a permis de se rapprocher des réseaux partenaires et d’apprendre énormément des professionnels qui y évoluent. Un tremplin idéal pour accéder à son nouveau poste et prendre les rênes d’un second mandat qui devrait propulser les réseaux indépendants encore plus loin.

Un autre gros chantier

« Je n’ai pas hésité très longtemps avant d’accepter, même si le mandat peut sembler ambitieux, voire vertigineux », confie Rachel Simard.

L’adjectif est loin d’être exagéré, car avec ce nouveau tournant, Desjardins espère s’imposer comme leader en distribution indépendante. « Cette transformation majeure nous permettra de vraiment propulser le réseau de distribution », atteste Rachel Simard.

Elle résume l’opération autour de trois piliers :

  • Le regroupement des cabinets en assurance et en investissement à la suite de l’acquisition d’IDC Worldsource, afin de combiner leurs forces et d’accroître la capacité d’investissement ;
  • Le transfert à IDC Worldsource des actifs opérationnels de courtage en assurance, pour centraliser et optimiser les processus ;
  • Le déploiement d’une nouvelle offre de service au niveau de l’investissement, incluant une « entente porteuse avec Aviso pour la technologie et les services administratifs ».

« En misant sur le regroupement et la technologie, nous franchissons un pas important tant pour l’expérience des conseillers que pour celle des clients », résume Rachel Simard.

Elle-même a choisi de concentrer ses efforts sur trois axes clés. Premièrement, maintenir une proximité étroite avec leurs partenaires, les centres financiers qu’elle décrit comme « des ressources vraiment expérimentées et de bonnes qualités. »

Deuxièmement, garantir clarté et rigueur dans l’exécution des différents dossiers. « Je veux que ce que nous faisons soit clair. Que nous fassions ce que nous disons, et que nous disions ce que nous faisons », insiste-t-elle.

Et finalement, s’assurer d’un alignement tactique et stratégique en continu avec l’ensemble des partenaires internes de Desjardins.

« Les mois à venir vont être marqués par des transitions pour les conseillers que ce soit au niveau de la conversion de système, l’adoption de nouveaux outils ou les processus d’affaires, prévient-elle. Mais, à terme, ils permettront d’améliorer l’expérience des conseillers comme celle des clients. »

Rachel Simard admet que le défi est de taille, mais elle est confiante. Elle voit dans ce projet une occasion de poser les bases de l’industrie indépendante et d’affirmer le rôle de SFL Gestion de patrimoine comme acteur incontournable.

« Notre intention est de devenir un leader. Nous voulons nous démarquer avec cette nouvelle offre, faire de SFL Gestion de patrimoine le réseau de choix en distribution indépendante, et offrir un service irréprochable qui ne laisse aucun doute sur notre position », conclut-elle.

Prendre les défis à bras le corps

Cette transformation est certes « vertigineuse », mais Rachel Simard ne semble pas avoir peur de la hauteur.

« Je pense que c’est en prenant des risques et en acceptant les défis qu’on avance. C’est une philosophie qui m’a toujours guidée dans mon parcours », confie-t-elle.

Elle insiste cependant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une route en solitaire. Elle peut ainsi compter sur une équipe solide, notamment sur le soutien d’André Langlois qui continue de l’épauler. Comme dit le proverbe africain, qu’elle ne manque pas de citer : « seul on va plus vite ; ensemble on va plus loin. »

Rachel Simard met un point d’honneur à consulter et écouter ses équipes, les gestionnaires, les centres financiers et les conseillers. « Je crois que cela me permet de prendre de meilleures décisions pour nous amener plus loin. »

Au fil de son parcours, elle a aussi appris à « dire non sainement ». « On ne peut pas tout accomplir. On le dit souvent, mais on peine à le mettre en œuvre. J’ai moi-même appris à dire non, mais toujours avec une raison claire. Je sais ce que je veux accomplir », explique-t-elle.

Deux conseils qu’elle transmet volontiers aux femmes qui veulent se lancer en services financiers : bien s’entourer et savoir dire non.

Elle les encourage aussi à éliminer le syndrome de l’imposteur. « Nous avons notre place dans le milieu financier. Je n’ai jamais senti qu’être une femme me ralentissait ou m’empêchait de faire quoi que ce soit », affirme-t-elle.

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Préférences des investisseurs et performances vont souvent de pair https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/preferences-des-investisseurs-et-performances-vont-souvent-de-pair/ Fri, 15 Aug 2025 09:51:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108945 Particulièrement lorsqu’il s’agit de nouveaux fonds.

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Les investisseurs sont attirés par les nouveaux fonds d’investissement qui publient régulièrement la composition de leur portefeuille, ainsi que ceux gérés par des professionnels titulaires du titre CFA (Chartered Financial Analyst) ou par des femmes, selon une étude mondiale de Morningstar. Ces préférences ne sont pas anodines : elles s’alignent souvent avec de meilleures performances.

L’étude a analysé 57 512 fonds figurant dans la base de données internationale de Morningstar, tous ayant moins de 12 mois d’existence. La période d’échantillonnage s’étendait de janvier 2005 à mars 2013. Lee Davidson, responsable de la recherche quantitative, Madison Sargis, analyste quantitative, et Timothy Strauts, analyste senior, ont rédigé le rapport.

L’étude a exploré la relation entre les préférences observées des investisseurs pour les fonds nouvellement lancés et les résultats finaux obtenus par ces derniers, en examinant les flux cumulés sur 36 mois et les rendements cumulés ajustés au risque sur 36 mois.

Les chercheurs de Morningstar ont toutefois noté que la plupart des flux de fonds « ne sont pas dus aux actions des investisseurs particuliers, mais sont le résultat d’une interaction complexe entre un conseiller, une institution et une plateforme ».

« Ce sont les types de fonds nouvellement lancés qui ont le mieux réussi à naviguer dans le réseau des canaux de distribution et qui ont le plus séduit les conseillers », observent les chercheurs dans leur rapport.

La divulgation stimule les flux

L’une des principales conclusions de l’étude est que la divulgation des titres en portefeuille génère des flux plus importants et est corrélée à des rendements futurs plus élevés.

Les investisseurs accordent une grande importance au fait qu’un fonds communique des informations sur ses participations au cours de la première année suivant son lancement et apprécient particulièrement les mises à jour fréquentes, indique le rapport.

Toutefois, les chercheurs précisent qu’ils ne pensent pas que la relation entre la divulgation du portefeuille et des rendements ajustés au risque plus élevés soit causale.

« Nous pensons plutôt que les causes sous-jacentes de la divulgation fréquente et des rendements plus élevés pourraient être communes : une stratégie de meilleure qualité, une plus grande confiance des gestionnaires, une gestion rigoureuse de l’entreprise et un processus d’investissement solide », analysent les auteurs.

L’étude a également révélé que les nouveaux fonds gérés par des titulaires du titre de CFA obtiennent de meilleurs résultats et attirent davantage les investisseurs.

D’autres titres indiquant un niveau d’études supérieur, tels que les titres de Certified Financial Planner ou de Chartered Alternative Investment Analyst, sont également susceptibles de trouver un écho favorable auprès des investisseurs, selon le rapport.

« Les investisseurs ont une connaissance imparfaite des capacités d’un gestionnaire, ils sont donc susceptibles d’utiliser le titre de CFA comme indicateur de compétence et de niveau d’études », indique-t-il.

Les femmes surperforment

L’étude souligne également que les gestionnaires de portefeuille féminines attirent davantage d’actifs, avec des flux de fonds plus importants dans les catégories actions et obligations.

Les chercheurs estiment que cela peut s’expliquer par le fait que peu de femmes progressent dans le secteur de la gestion de fonds, probablement en raison des obstacles importants auxquels elles sont confrontées, et que, par conséquent, celles qui deviennent gestionnaires de portefeuille devraient obtenir des performances supérieures à la moyenne des gestionnaires de portefeuille masculins.

« Notre raisonnement implique qu’une gestionnaire de portefeuille est synonyme pour un investisseur de compétences de gestion supérieures, ce qui se traduit par une association positive entre les flux et le genre », écrivent-ils.

Dans le même temps, les chercheurs rappellent que le sexe n’était pas un indicateur approprié des compétences.

« Un gestionnaire de portefeuille n’est pas intrinsèquement meilleur dans la gestion d’un fonds en raison de son sexe, quels que soient les obstacles rencontrés dans son évolution de carrière. Nous ne sommes donc pas surpris de constater des résultats peu concluants », peut-on lire dans le rapport.

L’étude révèle également que les investisseurs ont tendance à se tourner vers les fonds détenus par leurs gestionnaires de portefeuille. Ces fonds ont également tendance à obtenir de meilleurs résultats.

L’étude n’a pas fait de distinction entre les niveaux auxquels les gestionnaires de portefeuille détenaient leurs propres fonds, mais a noté si un seul gestionnaire avait investi au moins 1 $ dans le fonds.

« En l’absence d’informations historiques sur les décisions prises par un gestionnaire, les investisseurs utilisent les participations financières des gestionnaires dans les nouveaux fonds comme indicateur de leur gestion, indique le rapport. Cette décision s’est avérée significative et positive en termes de rendements futurs plus élevés. »

Parmi les autres conclusions clés de l’étude, on peut citer le fait :

  • que des frais élevés nuisent aux flux de nouveaux fonds et aux rendements futurs ajustés au risque,
  • que les gestionnaires d’actifs détenant une part de marché importante sont avantagés lors du lancement de nouveaux fonds
  • et que le lancement de fonds en période de tension économique a tendance à avoir un effet positif sur les performances futures.

Les chercheurs ont relevé plusieurs limites dans le rapport, mais ont souligné qu’aucune étude d’une telle envergure sur l’essor et le déclin des nouveaux fonds n’avait été menée auparavant.

« À notre connaissance, aucun ensemble de données plus vaste n’a jamais été constitué pour aborder cette question. En effet, cette étude est peut-être la première du genre », disent-ils dans le rapport.

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Banque TD : 1 M$ pour l’inclusion économique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/banque-td-1-m-pour-linclusion-economique/ Tue, 18 Mar 2025 11:02:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106112 Trois organismes bénéficieront d’un financement jusqu’en 2027.

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La Banque TD débloque un million de dollars pour appuyer des organismes qui contribuent à la littératie financière et au développement des compétences de leurs bénéficiaires.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de son initiative « La promesse TD Prêts à agir », une plateforme d’entreprise citoyenne de la banque qui vise à créer un impact positif dans les communautés.

Les trois organismes reçoivent un financement qui sera distribué sur une période de trois ans. Il s’agit de :

  • Exponenti’elles (Up with Women),présent dans quatre provinces canadiennes dont le Québec, recevra 350 000 $ pour soutenir son programme de coaching professionnel qui aide les femmes à faible revenu à sortir durablement de la pauvreté. Le financement a débuté en janvier 2025.
  • Victim Services Toronto obtient quant à lui 360 000 $ pour son programme Reclaim qui vient en aide aux survivants du trafic humain en éliminant leurs dettes coercitives. Une première partie des fonds a été versée en janvier dernier.
  • Fintech Cadence, un organisme dirigé par des femmes qui accompagne les startups dans le domaine des technologies financières, bénéficie quant à lui de 375 000 $ sur trois ans. Son programme Hub Fintech, lancé initialement grâce à une subvention de la TD en 2021, aide les jeunes pousses à développer des solutions innovantes face aux défis financiers des Canadiens.

« À la TD, nous avons la ferme volonté d’aider tout le monde, dont les femmes, à réaliser leur ambition », explique Christine Morris, première vice-présidente à la direction et présidente du groupe-ressource pour les employés Les femmes à la TD. Elle souligne l’importance de soutenir « des projets qui leur permettent de mieux gérer les obstacles qui les séparent de la prospérité. »

Avec cet investissement, la TD poursuit son objectif de verser une contribution totale d’un milliard de dollars d’ici 2030 par l’intermédiaire de « La promesse TD Prêts à agir ».

Ce programme se concentre sur quatre domaines d’action :

  • Sécurité financière,
  • Planète dynamique,
  • Collectivités inclusives,
  • et Meilleure santé.

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« L’excellence n’a ni genre ni âge » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lexcellence-na-ni-genre-ni-age/ Thu, 13 Feb 2025 11:54:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=105646 Les femmes peuvent tracer leur propre voie dans l’industrie.

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Par leur détermination et leur passion, les femmes de l’industrie financière sont une source d’inspiration pour celles qui hésitent encore à rejoindre ce secteur et ainsi avoir un effet positif sur nombre de clients.

Il s’agit de l’un des messages qui a été transmis par différentes conseillères et dirigeantes de l’industrie financière qui ont été récompensées à l’occasion du concours Les conseillers à l’honneur! et du Top des leaders de l’industrie financière, mardi, à Montréal.

Lors de leur discours de remerciement, certaines lauréates ont souligné l’apport de la gent féminine dans le secteur financier.

« L’excellence d’un conseiller ou d’une conseillère en placement n’a ni stéréotype, ni genre, ni âge », a indiqué Andrée-Anne Paiement, conseillère en placement de la Financière Banque Nationale, gagnante de la catégorie Conseillère de moins de 40 ans.

Elle a également profité de l’occasion pour raconter que sa maternité n’avait pas été un obstacle à son développement professionnel, et qu’il est tout à fait possible d’être à la fois « une maman dévouée et une professionnelle accomplie ». Elle a souligné que le soutien de son organisation et de ses associés lui a permis de tracer sa voie, gagner en crédibilité et mener ses activités à sa manière.

« J’aimerais m’adresser aux jeunes femmes professionnelles qui hésitent encore à faire le saut dans le domaine. Il n’y a pas de chemin tracé d’avance. Chaque parcours mérite d’être défini avec conviction. L’important est de se lever le matin en se disant que notre travail a du sens, et surtout d’avoir la passion pour ce qu’on fait », a-t-elle affirmé.

Mary Hagerman, gestionnaire de portefeuille chez Raymond James et lauréate dans la catégorie Conseillère émérite, a assuré que le chemin qui mène à la prospérité et au bonheur est long et rempli de détours. Elle a d’ailleurs évoqué la crise financière de 2008-2009 qui l’a menée à devenir gestionnaire de portefeuille, après avoir découvert les avantages des fonds négociés en Bourse (FNB). « Là, j’ai trouvé la conviction nécessaire pour développer mes propres portefeuilles de FNB. »

Grâce à son équipe, la conseillère en placement peut désormais faire vivre sa raison d’être. « Nous n’avons qu’une mission : c’est la prospérité de et le bonheur de nos clients. Merci pour cet honneur que je partage avec mon équipe, ma firme et surtout avec mes clients qui me tiennent tous à cœur. »

Partager sa passion

PARTAGER SA PASSION

Janie C. Béïque, présidente et cheffe de la direction, Fonds de solidarité FTQ, estime que « c’est en donnant l’exemple et en partageant notre passion » que l’on parviendra à encourager les femmes à rejoindre le secteur financier.

La lauréate du prix coup de cœur du jury pour son impact sur la société québécoise a souligné l’apport de son équipe et souligné les valeurs qui l’ont animée durant sa carrière. Il s’agit de s’investir dans ses projets, de faire une différence dans la vie des gens et de redonner aux autres. « Ce sont trois valeurs qui m’ont animé et guidé toute ma vie professionnelle », a-t-elle assuré.

En outre, Jean-François Chalifoux, président et chef de la direction de Beneva, lauréat de la mention spéciale pour ses réalisations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), a souligné l’adaptabilité de l’industrie financière. Celle-ci a démontré qu’elle était « capable de traverser les épreuves, de contribuer à l’égalisation de la richesse chez les Québécois et de bâtir un monde plus vert, plus inclusif et résilient », a-t-il dit.

En plus de partager cette mention avec ses collègues, il a souligné que tous les gens du secteur financier ont « un rôle à jouer pour créer un monde plus durable, plus vert, plus résilient, plus juste et plus inclusif ».

Dans son discours, la Personnalité financière de l’année et gagnant de la catégorie Assureurs de personnes, Denis Dubois, premier vice-président Gestion de patrimoine et Assurance de personnes, Mouvement Desjardins, a souligné l’importance d’être engagé avec les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). « Les facteurs ESG sont brassés par les temps qui courent. L’engagement de Desjardins va se poursuivre sur ces facteurs, notamment sur la transition énergétique et tout ce qui touche la diversité. »

Il a également souligné que la période économique tumultueuse à venir sera intense pour les entrepreneurs et certains concitoyens et que l’industrie financière peut être aidante, dans ces circonstances. « C’est une autre période où on va faire une différence dans la vie des Québécois et Québécoises », a-t-il souligné.

Honneurs partagés

HONNEURS PARTAGÉS

Par ailleurs, de manière quasi unanime les gagnants de catégorie ou les récipiendaires de mentions spéciales ont tenu à partager le prix avec leurs collègues à la direction, leurs partenaires, leurs clients, les conseillers avec qui ils font affaire, soulignant souvent qu’une part de l’honneur leur revient.

« Le succès c’est du travail d’équipe, de la collaboration et ça ne vient pas tout seul », a résumé Renée Laflamme, vice-présidente exécutive, Assurance, Épargne et retraite individuelles chez iA Groupe financier, et lauréate de la catégorie Leaders/cadres de l’industrie financière.

« C’est un prix individuel, mais le Groupe Cloutier c’est tout sauf un one man show. C’est une entreprise familiale et je préfère partager ce prix à l’ensemble de mes 170 collègues qui s’efforcent de mettre sur la table la meilleure offre de services pour nos clients qui sont les conseillers en sécurité financière et cabinet en service financier », a noté Patrick Cloutier, président du Groupe Clouter et lauréat de la catégorie Sociétés de courtage en valeurs mobilières et en assurance.

David Lemieux, vice-président et directeur général, Valeurs mobilières Desjardins, et lauréat de la catégorie Courtier de plein exercice, a aussi partagé son honneur avec ses collègues et ses équipes. Il avait également un mot d’encouragement pour les conseillers et employés de VMD.

« Servir nos membres et nos clients, c’est la base de notre métier. C’est à eux qu’on doit où VMD est rendu. VMD, c’est presque 800 personnes qui donnent du service chaque jour. Le métier évolue, on parle d’intelligence artificielle et beaucoup de changement. On va vivre quatre années rocambolesques. Ce sont eux qui les vivent au jour le jour avec leur client. À eux, je dis merci. »

Si vous désirez voir les photos prises lors de la soirée, suivez ce lien.

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