FMI | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fmi/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Tue, 10 Mar 2026 15:14:21 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png FMI | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fmi/ 32 32 Trois FNB pour miser sur la croissance de l’Inde https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/trois-fnb-pour-miser-sur-la-croissance-de-linde/ Wed, 11 Mar 2026 10:11:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112909 FOCUS FNB — La croissance démographique et l’essor de la classe moyenne soutiennent l’intérêt pour les FNB exposés au marché indien.

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Le voyage effectué en février par Sadiq Adatia à Mumbai et New Delhi, où il a rencontré des dirigeants d’entreprises et des responsables politiques, a renforcé sa vision optimiste de l’économie du pays le plus peuplé du monde.

« La classe moyenne continue d’évoluer et de prendre une place de plus en plus importante dans l’économie, explique Sadiq Adatia, chef des placements de BMO Gestion mondiale d’actifs. Je situerais presque l’Inde là où la Chine se trouvait il y a environ dix ans. »

Le FINB BMO MSCI India d’actions sélectionnées, qui gère environ 189 millions de dollars (M$) en actif, est le plus important des trois fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens offrant une exposition à l’Inde. Il est offert depuis janvier 2010. Son rival de longue date, lancé le même mois, est le iShares India Index ETF, qui détient environ 134 M$ en actif. Un concurrent plus récent est le Franklin FTSE India Index ETF, qui gère environ 8 M$ en actif et a été lancé en août de l’an dernier.

Bien que la taille de son marché boursier soit relativement modeste, l’Inde demeure une puissance mondiale à plusieurs égards. Elle se classe au premier rang mondial pour la population, avec plus de 1,47 milliard d’habitants. Son produit intérieur brut (PIB) projeté pour cette année serait le quatrième plus important au monde, selon le Fonds monétaire international (FMI). L’organisme prévoit également une croissance économique de 6,2 % en 2026, comparativement à 4,2 % pour la Chine et à un rythme nettement inférieur pour les pays du G7, dont le Canada.

Un indicateur plus révélateur, également issu des données du FMI, est toutefois le PIB par habitant. En Inde, il devrait atteindre 3 051 dollars américains ($ US), un niveau beaucoup plus faible que dans les grandes économies, dont le Canada, où il est estimé à 58 244 $ US. En Chine, dont la population est presque aussi élevée que celle de l’Inde, le PIB par habitant devrait atteindre 14 730 $ US, soit plus de quatre fois celui de l’Inde.

Malgré cet écart, Sadiq Adatia est convaincu que l’Inde parviendra à le réduire, principalement grâce à la croissance de son marché intérieur.

« Le pays est encore dans une phase de croissance, ce qui lui permet de générer des taux d’expansion élevés d’une année à l’autre », affirme-t-il.

Selon lui, la classe moyenne indienne en expansion progresse sur l’échelle de la consommation et augmente ses dépenses discrétionnaires, en plus de ses achats de biens essentiels.

« Cela est très favorable pour le PIB et pour les entreprises qui bénéficient de cette tendance », ajoute-t-il.

Perspectives démographiques favorables

Les données démographiques devraient soutenir pendant des décennies une économie indienne axée sur la consommation, explique Ahmed Farooq, vice-président principal et responsable de la distribution des FNB de détail chez Franklin Templeton Canada, à Toronto. Il souligne qu’environ la moitié de la population indienne a moins de 25 ans, et que 65 % ont moins de 35 ans.

« Il s’agit d’une histoire de croissance structurelle à très long terme, soutient Ahmed Farooq. Le pays dispose également d’un système démocratique et attire de plus en plus de partenaires commerciaux. »

Parmi les développements commerciaux récents, il mentionne l’accord conclu en janvier avec l’Union européenne, qui prévoit l’élimination ou la réduction des droits de douane sur la grande majorité des exportations et importations.

Du côté de l’Amérique du Nord, l’Inde devrait également bénéficier d’une réduction des tarifs américains à la suite d’une décision de la Cour suprême des États-Unis jugeant illégaux les tarifs mondiaux précédemment imposés par le président Donald Trump. Parallèlement, le Canada négocie son propre accord commercial avec l’Inde.

Trois FNB pour s’exposer au marché indien

Selon Ahmed Farooq, le FNB Franklin vise à offrir une exposition large, passive et peu coûteuse au marché indien. Il réplique l’indice FTSE India RIC Capped, qui comprend environ 275 entreprises et représente près de 90 % de la capitalisation boursière totale des sociétés par actions de l’Inde.

Bien que ses actifs canadiens soient modestes, le fonds bénéficie d’économies d’échelle puisqu’il investit dans le Franklin FTSE India ETF, coté aux États-Unis, qui gère environ 3 milliards de dollars américains (G$ US).

Avec des frais de gestion de 0,19 %, le FNB canadien de Franklin est le moins coûteux de sa catégorie. Il n’y a pas de double facturation de frais avec son équivalent américain. Bien que le fonds soit trop récent pour publier un ratio de frais de gestion (RFG), il devrait demeurer le produit le moins cher une fois les dépenses incluses.

À l’inverse, le FNB de BMO adopte une approche plus sélective, avec 55 titres actuellement en portefeuille. Son objectif est de reproduire la performance de l’indice MSCI India Selection, qui privilégie les entreprises obtenant des notes ESG (facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance) plus élevées selon MSCI.

Le fonds exclut également les sociétés tirant des revenus importants du tabac, de l’alcool, des jeux de hasard, des armes, des armes à feu civiles et de l’énergie nucléaire.

Sadiq Adatia reconnaît que cette approche réduit l’univers d’investissement, mais il estime que ce filtrage améliore la gouvernance et la supervision dans un marché parfois difficile à analyser.

« C’est le prisme que nous avons appliqué à ce fonds, explique-t-il. Et nous sommes satisfaits de ses résultats. »

La sélection ESG n’a pas nui à la performance du FNB de BMO face à son principal rival. Au 28 février, son rendement sur dix ans de 11,9 % dépasse celui du FNB iShares India Index, qui affiche 9,3 %.

Le FNB iShares, pour sa part, cherche à reproduire le India’s S&P Nifty 50 Index, qui offre une exposition aux 50 plus grandes entreprises de l’Inde. Il obtient cette exposition principalement en investissant dans le iShares India 50 ETF, coté aux États-Unis.

Le FNB iShares demeure plus coûteux que celui de BMO, même si l’écart s’est réduit récemment. En septembre 2025, iShares a réduit ses frais de gestion à 0,74 %, contre 0,98 % auparavant. Une fois les dépenses incluses, son RFG demeure plus élevé à 0,99 %, comparativement à 0,67 % pour le FNB de BMO.

Un élément qui pourrait surprendre certains investisseurs détenant le FNB iShares dans des comptes non enregistrés est la distribution exceptionnellement élevée de 6,955 $ versée le 29 décembre, qui a entraîné une baisse équivalente de sa valeur liquidative le lendemain.

Cette distribution pourrait être moins avantageuse sur le plan fiscal qu’un fonds qui verserait une distribution plus faible, comme ce fut le cas du FNB iShares en décembre 2024.

Le versement effectué à la fin de 2025 a entraîné un taux de distribution sur 12 mois de 15,18 %. Ce taux inhabituellement élevé a été confirmé par le gestionnaire du fonds, Gestion d’actifs BlackRock Canada, mais nos tentatives répétées pour obtenir une explication sont demeurées sans réponse.

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Réalignement de l’ordre économique mondial https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/realignement-de-lordre-economique-mondial/ Wed, 18 Jun 2025 10:22:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108042 « On est dans une phase de réalignement historique », estime la nouvelle cheffe économiste du groupe BNP Paribas.

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De passage à Montréal (« sa petite enclave européenne » qu’elle connaît fort bien), Isabelle Mateos y Lago, nouvelle cheffe économiste du groupe BNP Paribas, s’est entretenue avec Finance et Investissement sur divers sujets, dont le basculement économique mondial provoqué par le retour de Donald Trump, la fragmentation des échanges commerciaux et l’éveil géopolitique et économique de l’Europe et d’autres régions du globe.

« On est dans une phase de réalignement historique », déclare-t-elle d’emblée. À mi-chemin de l’année 2025, la nouvelle cheffe économiste du groupe BNP Paribas depuis septembre dernier, constate un basculement profond de l’ordre économique mondial.

Alors que les investisseurs anticipaient que le retour de Donald Trump et la mise en application d’un programme America First ouvriraient une nouvelle phase d’exceptionnalisme américain, paradoxalement la réalité a vite déjoué les pronostics, selon Mateos y Lago. « Le dollar s’est affaibli face à la plupart des devises majeures (de 8 % par rapport à l’Euro), les indices boursiers américains sous-performent les indices mondiaux, et les perspectives de croissance des États-Unis ont été revues à la baisse par le FMI et l’OCDE. »

Les réactions aux initiatives de l’administration Trump ont même contribué à renforcer certaines économies. Elle cite en exemple l’Europe qui, sous l’impulsion de l’Allemagne, accélère ses investissements dans les infrastructures, la défense, l’innovation technologique et relance des réformes structurelles. Ces mesures marquent un tournant historique selon l’économiste. « L’Europe se renforce à une échelle qu’on n’avait pas vue depuis les années 1990, avec la réunification allemande et la création de l’euro. »

Ce train de mesures pour compenser la perte des débouchées sur le marché étasunien ne passe pas inaperçu. « Les investisseurs internationaux sont secoués dans leur confiance envers l’exceptionnalisme américain », observe-t-elle. En Asie du Sud-Est, les pays renforcent leurs alliances régionales et cherchent de nouvelles solutions commerciales. L’Inde est courtisée et la Chine, longtemps centrée sur les exportations, accélère sa transition vers une croissance fondée sur la demande intérieure. « Ce n’est pas un retour en arrière, mais une mondialisation redessinée, dopée par le retrait relatif des États-Unis. »

Concernant la guerre tarifaire qui sévit depuis le « Liberation Day » claironné par l’administration américaine, l’économiste estime qu’il ne faut pas surestimer les récentes décisions judiciaires au sujet des droits de douane. « Même si les tribunaux invalident les bases actuelles, l’administration pourra en invoquer d’autres. » Le scénario de dénouement qu’elle anticipe : une stabilisation autour de 12 %, avec une distribution un peu différente d’un pays ou d’un secteur à l’autre, soit un niveau bien supérieur aux 2,5 % d’avant crise. « Ces droits de douane sont un impôt sur les consommateurs et les importateurs américains. Ils freinent la croissance, déplacent les ressources vers des secteurs moins productifs et engendrent des distorsions inefficaces. » L’un des principaux motifs de la mise en place de ces tarifs est de générer des revenus pour financer des baisses d’impôts. « C’est comme prendre dans la poche de Jean pour prêter à Paul, tout ça n’augure rien de bon pour l’économie américaine. »

Garder le cap dans la tempête

Pour les conseillers en services financiers, l’heure est selon elle à la pédagogie, spécialement pour le très court terme et le court terme. « Il y a énormément d’incertitude et de volatilité, aggravées par le fait que depuis avril dernier, le dollar et les obligations du Trésor américain (US Treasuries) ne jouent par leur rôle d’amortisseur dans les portefeuilles avec couverture. » Mais, suggère-t-elle, sur un horizon d’un an et plus le paysage devient plus clair, « dans le contexte d’un scénario d’exceptionnalisme réduit de l’économie américaine, de la remontée en poupe de l’économie européenne et des autres économies qui arrivent à rester intégrées dans l’économie mondiale avec des mesures structurelles qui renforcent leur attractivité. »

Insistant sur son rôle d’économiste (et non d’experte en investissement), elle est d’avis qu’il est néanmoins sage de maintenir une certaine exposition à l’économie américaine, quitte à mieux la répartir. « Ce serait absurde de l’éliminer, mais il faut chercher d’autres moteurs de croissance. » Elle mentionne l’Europe, mais aussi l’Inde perçue comme une alternative crédible à la Chine, et les pays du Golfe qui investissent dans la transition énergétique et les technologies émergentes. « Les grands investisseurs sont encore trop concentrés sur l’Amérique. Il faut commencer à rediversifier. »

En termes de secteurs d’activité, elle juge les services et la technologie moins vulnérables à la guerre commerciale. « Les entreprises actives dans les infrastructures et la défense bénéficieront aussi des plans de dépenses publiques, notamment en Europe. »

Elle rappelle que la patience est de mise malgré la volatilité et que les investisseurs individuels ne doivent pas s’alarmer. « Sur le long terme, il vaut mieux être dans le marché qu’en dehors. » Elle fait remarquer que, dans les circonstances, l’économie mondiale a fait preuve de beaucoup de résilience. Elle observe aussi que les investisseurs institutionnels demeurent calmes, malgré les secousses. « Ils augmentent leurs couvertures contre le risque, mais déplacent peu de capital. Ils restent investis, et ils sont patients. »

Sur le plan des politiques monétaires, elle note une divergence entre la Réserve fédérale américaine (FED) et les autres banques centrales. Tandis que la BCE a abaissé ses taux à huit reprises, la Fed reste sur pause. « Elle est dans une position inconfortable : victime d’un choc inflationniste à venir (dans les prochains mois, voire trimestres), mais aussi sous pression politique constante. » Elle évoque même une perte de crédibilité de la Fed, contrainte de montrer son indépendance avant de pouvoir bouger. « Elle est obligée d’attendre qu’il y ait une détérioration visible des indicateurs, notamment du taux de chômage, avant de pouvoir commencer à abaisser les taux. »

L’économiste a par ailleurs souligné la montée de l’endettement public dans les grandes économies, notamment au pays de l’Oncle Sam. Selon elle, les rendements des obligations américaines à long terme subissent une forte pression en raison de l’augmentation marquée des émissions de dette. « Cette dynamique pourrait engendrer une volatilité accrue à court terme, surtout dans le contexte incertain des négociations budgétaires et de la question de la nomination du futur président de la Fed. »

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Les réductions de la Fed pourraient être limitées par la politique fiscale américaine https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-reductions-de-la-fed-pourraient-etre-limitees-par-la-politique-fiscale-americaine/ Mon, 04 Nov 2024 12:26:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=103767 Les prévisions budgétaires du FMI pour les États-Unis étaient erronées.

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Les conditions budgétaires américaines demeurant plus expansionnistes que prévu, la capacité de la Réserve fédérale américaine (Fed) à réduire les taux d’intérêt pourrait être plus limitée que prévu, affirme la Financière Banque Nationale (FBN).

Dans une note de recherche, les économistes de la banque observent qu’en avril, le FMI prévoyait une amélioration significative du solde budgétaire américain pour 2024, ce qui aurait freiné la croissance économique.

Cependant, les dernières données du FMI révèlent que cela n’a pas été le cas.

« Alors qu’une certaine consolidation aurait été logique après une période de pandémie caractérisée par d’énormes déficits, les prévisions du FMI se sont avérées très éloignées de la réalité », observent les experts de la FBN.

Au lieu de freiner la croissance, les dépenses publiques y ont contribué modestement, continuent-ils.

« Ce manque de discipline budgétaire est certainement l’une des principales raisons qui expliquent pourquoi la croissance américaine s’est maintenue jusqu’à présent et pourquoi l’inflation reste légèrement supérieure à l’objectif de la banque centrale. Mais cela commence également à soulever des questions quant à la capacité de la Fed à réduire les taux d’intérêt autant que les investisseurs le prévoyaient il y a quelques mois », mentionnent les experts de la FBN.

Ces inquiétudes sont également alimentées par les promesses électorales des deux principaux candidats à l’élection présidentielle américaine, qui envisagent tous deux une politique budgétaire expansionniste.

« Il reste à voir s’il y aura un écart significatif entre les propositions des candidats et ce qu’ils seront en mesure de faire adopter par le Congrès une fois élus, mais le risque de voir la politique monétaire américaine diverger de celle des autres économies avancées s’est certainement accru récemment », conclut le rapport.

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La préférence optimale pour les titres domestiques https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/la-preference-optimale-pour-les-titres-domestiques/ Wed, 11 Oct 2023 10:20:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96597 FOCUS FNB - Deux études examinent la bonne répartition entre titres locaux et mondiaux.

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Pour les Canadiens, le marché des actions nationales se compare un peu à l’aliment réconfortant de l’investissement. Le nom des entreprises est familier, le crédit d’impôt pour dividendes, tout comme l’absence de risque de change sont autant de raisons valables de détenir une part beaucoup plus importante d’actions canadiennes que la modeste part évaluée à 3 % de la capitalisation boursière mondiale.

Toutefois, les stratèges en investissement affirment qu’il existe un compromis entre le biais domestique et une diversification adéquate. Selon deux importantes sociétés de gestion d’investissements qui ont produit des recherches sur ce sujet, les Canadiens qui limitent leur enthousiasme pour le marché national pourraient bénéficier de meilleurs rendements corrigés du risque au fil du temps.

Une étude publiée en juin par Placements Vanguard Canada Inc., de Toronto, a conclu que la combinaison optimale pour les Canadiens dans la partie actions de leurs portefeuilles est de 30 % d’actions nationales et de 70 % d’actions étrangères.

Une étude publiée en 2022 par la société d’investissement Franklin Templeton, également de Toronto, est parvenue à une conclusion similaire. Cette étude a conclu qu’il était raisonnable de consacrer de 25 à 35 % de l’allocation en actions aux titres canadiennes, la partie supérieure de cette fourchette étant appropriée pour les portefeuilles davantage orientés vers la croissance.

« Il y a de bonnes raisons d’avoir une certaine préférence pour les investissements de son pays d’origine, a déclaré le co-auteur Ian Riach, vice-président senior et gestionnaire de portefeuille chez Franklin Templeton. Cependant, il faut aussi trouver un équilibre avec le risque de forte concentration du marché [canadien], d’où l’intérêt de la diversification. »

Les arguments en faveur de la mondialisation reposent non seulement sur la faible part du Canada sur les marchés mondiaux, mais aussi sur sa composition. Le document de Vanguard note que les 10 plus importantes actions canadiennes, au 31 mai, représentaient 36,9 % de l’ensemble du marché national. À titre de comparaison, les 10 plus grandes actions étrangères représentaient 15,6 % du marché mondial des actions.

En ce qui concerne la répartition sectorielle, le Canada est fortement surpondéré par rapport aux marchés mondiaux dans les secteurs des services financiers et de l’énergie, et nettement sous-pondéré dans les secteurs des technologies de l’information, des soins de santé et de la consommation discrétionnaire. « Les investisseurs canadiens pourraient bénéficier de l’ensemble des opportunités offertes par une plus grande exposition aux actifs étrangers », note le document de Franklin.

L’étude de Vanguard a conclu que la combinaison la plus efficace de risque et de rendement pour les Canadiens était d’investir dans un portefeuille mondial avec une faible pondération pour le Canada.

Or, pour des raisons de gestion de risque, Vanguard ne préconise pas une approche globale à part entière. Lorsque la part des actions étrangères dépasse 70 %, la volatilité commence à augmenter.

« C’est pourquoi nous disons que le niveau optimal pour les Canadiens est de maintenir une pondération de 30 % en actions canadiennes », a déclaré l’auteur du document de recherche, Bilal Hasanjee, stratège principal en matière d’investissement chez Vanguard Canada.

La recommandation de 30 % se fonde en grande partie sur des facteurs quantitatifs, notamment l’analyse de la variance minimale. Toutefois, elle tient également compte des préférences des investisseurs, en citant une étude du Fonds monétaire international (FMI) datant de 2022. Le FMI a calculé que les portefeuilles d’actions au Canada détenaient un total combiné de 52,2 % de leurs actifs en actions canadiennes.

L’analyse de Vanguard s’est appuyée sur des catégories d’actifs larges, pondérées par la capitalisation boursière, de sorte qu’elle n’a pas pris en compte l’impact des crédits d’impôt pour dividendes.

L’allocation domestique recommandée de 30 % s’applique à toutes les stratégies d’allocation d’actifs, qu’elles soient prudentes ou agressives, à condition qu’il y ait au moins une part d’actions.

Le Portefeuille FNB équilibré Vanguard, par exemple, a une répartition cible des actifs de 60 % en actions et 40 % en titres à revenu fixe. Sa pondération de 18 % en actions canadiennes équivaut à 30 % de l’exposition totale aux actions. Le Portefeuille FNB prudent Vanguard, quant à lui, ne détient que 12 % d’actions canadiennes, ce qui représente tout de même 30 % de l’exposition totale aux actions. Or, cela représente tout de même 30 % de l’exposition totale aux actions.

Selon Bilal Hasanjee, quel que soit le profil de risque de l’investisseur, l’allocation aux actions canadiennes, ou l’optimisation de la volatilité, est toujours de 30 % sur la base de simulations effectuées sur différents niveaux d’allocation d’actifs.

Le point de vue de Franklin sur le contenu canadien, géré activement, est en revanche plus nuancé. Son analyse a montré que les Canadiens devraient généralement détenir 30 à 33 % de leurs portefeuilles d’actions en actions canadiennes, a déclaré Ian Riach, dont les responsabilités en matière de gestion de portefeuille incluent les Portefeuilles Franklin Quotentiel , dont l’actif géré  est évaluée à 7 milliards de dollars (G$).

« D’un point de vue dynamique, cependant, étant donné que les marchés ont des cycles différents, dans nos portefeuilles nous avons varié ce pourcentage à moins de 30 % [et] à plus de 35 % à certains moments », a-t-il mentionné.

Récemment, l’allocation de l’équipe Franklin Quotential aux actions canadiennes a été inférieure aux niveaux typiques cités par Ian Riach. À la fin du mois de juillet, le Portefeuille équilibré de croissance Franklin Quotentiel, un fonds commun de placement, détenait 15 % d’actions canadiennes, ce qui représentait environ 25 % du contenu en actions de ce portefeuille composé à 60 % d’actions et à 40 % de titres à revenu fixe. Cela représentait environ 25 % du contenu en actions de ce portefeuille composé à 60 % d’actions et à 40 % de titres à revenu fixe.

Le document de Franklin, vieux d’un an, comprenait également une répartition des revenus fixes. Dans cette catégorie d’actifs, Franklin privilégiait une allocation de 65 % au Canada et de 35 % en titres étrangers comme point de départ.

Selon Ian Riach, le marché obligataire canadien est très similaire au marché des actions en termes de concentration. Les obligations d’État, tant fédérales que provinciales, représentent environ 70 % du marché.

Quant aux obligations d’entreprises, plus de 60 % d’entre elles sont concentrées dans deux secteurs seulement : les services financiers et l’énergie. « Il est intéressant de diversifier ses placements et d’augmenter ses opportunités en allant à l’étranger », a-t-il déclaré, bien que le document recommande une plus grande préférence pour les titres domestiques pour les titres à revenu fixe que pour les actions.

L’allocation recommandée par Franklin pour les titres à revenu fixe étrangers suppose une couverture complète du risque de change par rapport au dollar canadien. « Cela nous permet en fait d’augmenter notre exposition à l’étranger si nous couvrons cette devise, car cela élimine le risque de change », a déclaré Ian Riach.

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La dé-dollarisation du monde est déjà bien engagée https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-de-dollarisation-du-monde-est-deja-bien-engagee/ Wed, 21 Jun 2023 10:22:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94532 L’érosion du dollar américain dans les échanges mondiaux est déjà bien entamée. Malgré tout, sa suprématie demeure encore solidement ancrée.

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« Il y a une tendance baissière du statut du dollar et elle est en accélération », affirme Yanick Desnoyers, vice-président, études économiques, chez Addenda Capital. En effet, selon la base de données COFER du FMI, alors que le dollars américain accaparait une part de 72% des réserves des banques centrales dans le monde, celle-ci a baissé à 58,4% en 2022.

Eurizon SLJ Asset Management évalue que cette chute, quand on tient compte des taux de change, a été en réalité de 11 points de pourcentage en 2022, abaissant la part du dollar américain à 47%.

Il n’y a que dans le gigantesque marché des transactions de devises où le dollar américain règne en maître absolu sans broncher, étant la monnaie de contrepartie dans 88% des transactions, selon la Banque des règlements internationaux. Cette part n’a fléchi que de deux points de pourcentage depuis 1988, année où elle était de 90%.

Dans les transactions commerciales mondiales, le dollar américain retient la part du lion, remontant même légèrement d’environ 50% en 2000 à environ 54%, selon une récente étude de Services économiques TD. Par ailleurs, au chapitre des transactions internationales bancaires, après avoir explosé à une part de 78% au début des années 1980, le dollar américain a lentement décliné à un niveau de 35% en 2022, après avoir connu un sursaut à 42% dans la décennie 2010.

Privilège exorbitant

Le « privilège exorbitant » du dollar américain, comme l’a caractérisé le président français Valéry Giscard d’Estaing, a permis jusqu’ici aux États-Unis de soutenir un important déficit commercial et leur a donné une grande latitude pour mener les politiques domestiques et internationales de leur choix, explique Vikram Rai, économiste senior chez Services économiques TD. Par exemple, ajoute Yanick Desnoyers, le géant américain bénéficie d’un considérable bénéfice de « seigneuriage », lui permettant de soutenir à faible coût d’immenses déficits et une dette de plus en plus lourde.

La contrepartie de ce privilège « est que les autres pays n’en jouissent pas, fait ressortir Vikram Rai. Historiquement, le coût pour ces pays a été un défi plus grand de financer leurs déficits commerciaux et gouvernementaux. »

Mais un point d’inflexion est survenu quand l’administration américaine a décidé de geler les réserves en devises de la banque centrale de Russie détenues dans le compte de ce pays à la Réserve Fédérale américaine et dans d’autres banques centrales du monde. Cette initiative a incité un certain nombre de pays à multiplier les moyens de réduire leur dépendance à l’endroit du dollar américain. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que les États-Unis recouraient aux sanctions financières, ayant déjà ciblé la Lybie, la Syrie, l’Iran et le Venezuela aux cours de la dernière décennie. L’offensive contre la Russie n’a fait qu’exacerber un vieux contentieux.

Ainsi, le Brésil et la Chine ont convenu de mener leurs transactions commerciales en yuan. L’Inde effectue ses achats de pétrole russe avec des dirhams des Émirats Arabes Unis, et les membres du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) viseront à leur sommet de cet été à faciliter les échanges commerciaux dans une nouvelle monnaie commune. Même la française Total Energies a complété une première transaction de gaz naturel en yuan en mars dernier.

Long chemin à parcourir

Jeter le dollar américain au bas de son trône ne sera pas une mince affaire. « La dé-dollarisation, reconnaît Eurizon Capital, exigerait qu’un vaste et complexe réseau d’exportateurs et d’importateurs, de négociants en devises, d’émetteurs de dettes et de prêteurs, décident indépendamment d’avoir recours à d’autres devises. Peu probable. »

Mais pas impossible. En guise d’avertissement, Allianz Global Investors rappelle la déconfiture de la livre sterling qui a été la monnaie de réserve internationale pendant cent ans jusqu’au milieu du 20e siècle.  À partir de 1950, la part de la livre dans les réserves des banques centrales est passée de 60% à moins de 5% au milieu de la décennie 1970. Sa valeur, qui était de 4.0 $US en 1950 est tombée à quasi-parité au milieu de la décennie 1980.

Quand cessera le « privilège exorbitant » du dollar américain, l’économie américaine, s’entendent les observateurs, va subir un choc considérable : les taux d’intérêt vont monter, l’investissement va fuir le pays, les consommateurs vont s’appauvrir. On peut soupçonner que le Canada sera à la traîne.

Une étude de Bank of America Securities ne voit pas le règne du dollar s’écrouler de sitôt, par contre elle reconnaît un facteur susceptible d’accélérer sa chute : une négligence fiscale persistante.

Yanick Desnoyers le voit du même œil. « À un moment où le taux de chômage est à seulement 3,4%, dit l’économiste, les États-Unis devraient être en surplus budgétaire en train de récolter des masses de taxes. Ils sont plutôt pris avec un déficit budgétaire de 1,9 billions $US et un ratio dette/PIB démesuré (123%). On s’oriente vers une crise de soutien de la dette si les administrations à venir n’ont pas le courage de bien administrer leurs dépenses. Si le monde perçoit une crise de soutien, la détérioration du statut du dollar pourrait s’accélérer. Ça ne surviendra pas demain matin, mais les perspectives sur 10 ans ne sont pas roses. »

Plusieurs observateurs ne prévoient pas un basculement soudain vers une seule monnaie alternative comme l’euro ou le yuan. Ils envisagent plutôt un glissement croissant vers un monde multipolaire où certaines monnaies auraient des hégémonies régionales, par exemple le dollar américain dans les Amériques, l’euro en Europe et dans certaines parties de l’Afrique, le yuan et le yen en Asie. À cette configuration, Vikram Rai ajoute un nouveau venu, susceptible d’ailleurs d’accélérer la chute du dollar américain : les monnaies numériques des banques centrales en développement partout dans le monde.

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De la transparence chez les banques centrales https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/de-la-transparence-chez-les-banques-centrales/ Fri, 04 Nov 2022 12:29:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=89471 Voilà ce que réclame le rapport final du FMI.

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Le Fonds monétaire international (FMI) a publié son rapport final sur les pratiques en matière de transparence découlant de l’examen pilote approfondi de la Banque du Canada (BdC). Cette dernière dit avoir pris note des recommandations formulées pour améliorer davantage sa transparence.

« Nous avons été heureux de participer à cet examen pilote, et les recommandations qui en découlent nous seront très utiles. Nous appuyons le code du FMI pour la transparence des banques centrales et espérons que d’autres banques centrales seront encouragées à l’utiliser », assure le gouverneur de la BdC, Tiff Macklem.

Pour rappel, au printemps, une équipe d’experts indépendants, commanditée par le FMI, avait examiné les pratiques de la Banque en matière de transparence en s’appuyant sur la dernière version du code du FMI pour la transparence des banques centrales. Ledit examen reposait sur cinq piliers :

  • la gouvernance;
  • les politiques;
  • les opérations;
  • les résultats;
  • et les relations officielles.

Au long de son examen, l’équipe a reconnu que la BdC constitue une référence en matière de transparence et que ses pratiques sont globalement conformes aux pratiques élargies et complètes dans ce domaine, telles que définies dans le code pour la transparence des banques centrales.

Dans son rapport, le FMI met notamment l’accent sur le cadre de politique monétaire de la BdC. Elle l’a jugé complet, transparent et compréhensible. Le FMI estime que les communications de la BdC concernant sa politique monétaire sont claires et que la banque utilise bien les nouveaux outils et canaux de communication.

La BdC assure qu’elle continuera donc à publier des informations. Elle compte notamment publier un résumé détaillé de ses délibérations sur la politique monétaire après chaque annonce du taux directeur à compter de janvier 2023.

Pour s’améliorer, la banque envisage également d’améliorer la transparence de ses fonctions de gestion des risques et d’audit, et d’accentuer ses efforts pour communiquer avec le public de façon plus générale, et en langage simple, au sujet des enjeux de stabilité financière.

« Nous savons qu’en faisant preuve de transparence, nous pouvons aider tous les Canadiens à comprendre le comment et le pourquoi de ce que nous faisons – et leur confiance envers nous en dépend, a expliqué le gouverneur Tiff Macklem. Bien que ce soit toujours important, ce l’est tout particulièrement à l’heure où nous nous attachons à ramener l’inflation à la cible de 2 %. »

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La BdC publiera un résumé de ses délibérations de politique monétaire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-bdc-publiera-un-resume-de-ses-deliberations-de-politique-monetaire/ Fri, 30 Sep 2022 12:13:33 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=89374 Dans la foulée d'une recommandation du FMI.

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La Banque du Canada commencera à publier des résumés détaillés de ses délibérations sur la politique monétaire l’an prochain, dans la foulée d’une recommandation du Fonds monétaire international (FMI).

Cette décision intervient après que le FMI a publié, mercredi, un rapport examinant les pratiques de transparence de la banque centrale.

Les résumés offriront plus de transparence au public sur ce que fait la banque et donneront un aperçu du processus décisionnel, a estimé Benjamin Reitzes, directeur général des taux canadiens et stratège en macroéconomie chez BMO Marchés des capitaux.

« (C’est) assurément un ajout intéressant et bienvenu de la part de la Banque du Canada », a-t-il affirmé.

Dans son rapport, le FMI affirme que la Banque du Canada « constitue une référence en matière de transparence », mais énonce tout de même 10 recommandations pour l’aider à s’améliorer, notamment la publication d’un résumé détaillé des décisions de politique monétaire du conseil de direction.

« Le cadre de politique monétaire (de la Banque du Canada) est complet, transparent et compréhensible, bien qu’il y ait place pour une plus grande transparence en ce qui concerne les délibérations politiques », indique le rapport du FMI.

En réponse au rapport du FMI, la Banque du Canada s’est engagée à publier des résumés environ deux semaines après chaque décision de politique monétaire à compter de janvier.

Les résumés n’attribueront aucun contenu aux membres individuels du conseil et ne fourniront pas de décompte de vote, puisque le processus de délibération de la banque ne comprend pas de vote.

La Réserve fédérale des États-Unis publie déjà des procès-verbaux, publiés trois semaines après leurs réunions.

Cependant, Benjamin Reitzes a souligné qu’une différence clé entre la Banque du Canada et la Réserve fédérale était que le processus décisionnel de la Banque du Canada s’appuie sur le consensus, contrairement à la Fed, où les 12 membres du comité fédéral votent sur les décisions de politique monétaire.

« Une fois qu’ils ont pris leur décision, tout le monde a le même point de vue. C’est donc un peu différent, a expliqué Benjamin Reitzes. Cela change un peu les choses et rend peut-être un peu plus difficile de donner une bonne couleur à la conversation qu’ils ont au conseil de direction. »

La Banque du Canada a également précisé qu’elle avait accepté d’améliorer la transparence de ses fonctions de gestion des risques et d’audit, ainsi que de renforcer ses efforts de communication publique.

« Nous savons qu’en faisant preuve de transparence, nous pouvons aider tous les Canadiens à comprendre le comment et le pourquoi de ce que nous faisons, et leur confiance envers nous en dépend », a affirmé le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem.

La Banque du Canada publie actuellement une déclaration lorsqu’elle prend sa décision sur les taux, mais ne fournit pas de compte rendu de ses délibérations. Quatre fois par an, elle publie également son rapport sur la politique monétaire, qui comprend ses plus récentes prévisions pour l’économie, ainsi que sa décision sur les taux.

Le rapport du FMI fait partie d’un projet pilote visant à évaluer les pratiques de transparence dans les banques centrales à l’échelle mondiale.

Dans le cadre de l’examen, une équipe d’experts indépendants a rencontré le personnel et la direction de la banque centrale, ainsi qu’un éventail de parties prenantes, notamment des membres du milieu universitaire, de groupes de réflexion et du parlement, de même que des participants aux marchés et des journalistes.

Parmi les autres recommandations se trouvait celle de communiquer plus fréquemment avec le public en utilisant un « langage clair » pour promouvoir la stabilité financière.

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Le FMI craint une potentielle correction sur les marchés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-fmi-craint-une-potentielle-correction-sur-les-marches/ Mon, 01 Feb 2021 15:23:13 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=77654 Ce dernier s’inquiète du décalage entre les bourses et l’économie.

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Le Fonds monétaire international (FMI) estime possible qu’une correction boursière survienne. Ce dernier s’inquiète ainsi du « décalage persistant entre les marchés financiers et l’économie », note l’AFP reprise par Zone Bourse dans un article récent.

« Avec des investisseurs qui misent sur le soutien durable des pouvoirs publics et des marchés qui semblent de plus en plus complaisants devant la hausse continue des valorisations des actifs, les dirigeants doivent être préparés aux risques d’une correction des marchés », souligne l’institution dans son dernier rapport sur la stabilité financière mondiale (GFSR).

Le FMI, qui a récemment révisé à la hausse ses prévisions de croissance pour l’année, souligne que les perspectives sont toutefois très incertaines. Les risques pour la stabilité financière sont pour le moment maîtrisés, note Tobias Adrian, conseiller financier du FMI, et Fario Natalucci, responsable du GFSR, dans un billet de blogue accompagnant le rapport.

Toutefois, cette situation pourrait ne pas durer, surtout que la pandémie a mis en exergue « l’augmentation de la dette des entreprises, les fragilités dans le secteur des institutions financières non bancaires, l’augmentation de la dette souveraine, et la baisse de la rentabilité de certaines banques », préviennent les deux experts.

Un retard dans la distribution des vaccins pourrait avoir un impact lourd sur la reprise et fragiliser le système financier mondial, jugent-ils. Comme « la croissance est un ingrédient indispensable à la stabilité financière, une reprise inégale et partielle risque de mettre en péril la santé du système financier », concluent-ils.

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Prenez-vous en compte les risques climatiques dans vos calculs? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/prenez-vous-en-compte-les-risques-climatiques-dans-vos-calculs/ Tue, 15 Dec 2020 13:02:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=76894 Ce nouvel outil offre un moyen de cerner certains enjeux financiers.

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Une enquête d’envergure mondiale auprès d’investisseurs institutionnels, chapeautée par le Centre Intact d’adaptation au climat de l’Université de Waterloo, le Global Risk Institute et le Global Projects Center de l’Université Stanford, s’est penchée sur le besoin d’informations concernant les risques liés aux changements climatiques pesant sur les portefeuilles.

 Selon l’enquête, plusieurs investisseurs se tournent désormais vers les matrices de risques climatiques (MRC), des outils permettant de mieux incorporer ce type de risques dans la gestion de portefeuille. Développées par le Centre Intact d’adaptation au climat, les MRC peuvent aider à identifier « les risques physiques les plus importants qui guettent les entreprises en raison des phénomènes météorologiques extrêmes liés au climat. »

« Les changements climatiques sont un risque, non seulement pour l’environnement, mais aussi pour la stabilité à long terme de l’économie et du système financier mondial. Il est essentiel que les investisseurs comprennent les risques physiques et transitionnels que pose le climat sur les entreprises de leur portefeuille », indique d’ailleurs à ce sujet Sonia Baxendale, présidente et cheffe de la direction du Global Risk Institute.

On y donne, à titre d’exemple, le cas d’une entreprise possédant des milliers de kilomètres de lignes électriques. « La MRC offre aux gestionnaires de portefeuilles qui s’intéressent à investir dans une entreprise, un moyen d’identifier ce risque, et de considérer si les mesures d’atténuation, comme l’élagage des arbres et l’augmentation du courant pour faire fondre la glace, ont été prises pour éviter les interruptions de courant et les pertes de revenus. »

Quelques données recueillies lors de l’enquête

La majorité́ des investisseurs (54 %) ont attribué une importance « très haute » ou « assez haute » aux risques physiques liés aux changements climatiques.

Parmi les répondants, 62 % n’intégraient pas encore les répercussions physiques des changements climatiques dans l’évaluation financière des actifs.

Pas moins de 46 % des investisseurs interrogés ont répondu qu’aucun de leurs administrateurs n’avait reçu une formation sur les risques climatiques, ou qu’ils ne savaient pas exactement quelle formation ceux-ci avaient reçue.

Une proportion considérable des sondés (85 %) ont indiqué que ces matrices étaient une excellente approche pour commencer l’analyse des risques climatiques physiques applicables aux actifs qu’ils gèrent.

« Une série de MRC, développée pour une gamme de secteurs, serait tout de suite utile aux investisseurs institutionnels pour gérer leurs portefeuilles d’une manière cohérente avec la direction décrite par le Task Force on Climate-Related Financial Disclosure (TCFD) », affirme Blair Feltmate, président du Centre Intact.

Les pertes dues aux phénomènes météorologiques extrêmes (décès, pertes de biens et perturbation des activités économiques) ont coûté 1,3 billion de dollars américains ces 10 dernières années, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Toujours selon le FMI, les actifs et les marchés boursiers pourraient être surévalués, étant donné qu’ils ne tiennent pas compte des coûts associés aux risques climatiques.

À la fin de novembre 2020, les huit plus grandes caisses de retraite du Canada, gérant 1,6 billion de dollars d’actifs, ont conjointement appelé les entreprises à utiliser une méthode normalisée pour déclarer leurs données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

Le Centre Intact d’adaptation au climat (Centre Intact) est un centre de recherche appliquée de l’Université de Waterloo, en Ontario, fondé en 2015 grâce au financement d’Intact Corporation financière. L’enquête a été effectuée en octobre 2019 auprès de 13 grands investisseurs institutionnels d’Amérique du Nord, d’Australie et d’Europe.

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La deuxième vague, plus forte que prévu https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-deuxieme-vague-plus-forte-que-prevu/ Mon, 07 Dec 2020 13:06:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=76813 PLANÈTE FINANCE - Le FMI s’inquiète de son impact sur la reprise économique.

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Si beaucoup s’attendaient à une deuxième vague de COVID-19, peu s’imaginaient qu’elle aurait une telle ampleur. Cette dernière a mené à un autre confinement dans plusieurs régions d’Europe, notamment en France. Le Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète donc de l’impact de cette vague sur la reprise économique.

Face à cette situation économique et sanitaire mondiale inédite, le FMI peine à faire ses prévisions pour 2021. Dans son rapport annuel sur la zone euro, publié à la fin novembre, il soulignait que « les perspectives sont sujettes à une incertitude extrême ». Pour cette raison, il s’est refusé à donner de nouvelles prévisions de croissance pour l’an prochain, rapporte le Journal de l’économie.

Parmi les incertitudes, on dénote une possible recrudescence des cas de COVID-19 en raison des fêtes de fin d’années, mais aussi les vaccins qui pourraient freiner la pandémie. Selon le FMI, un vaccin est une condition sine qua non pour que la reprise économique suive leurs prévisions de 2020.

Ainsi en octobre dernier le FMI, prévoyait une croissance de 5,2 % pour la zone euro en 2021. Ces prévisions ne prenaient toutefois pas entièrement en compte les conséquences de la deuxième vague. Le FMI estime toutefois possible que la COVID-19 impacte la croissance de la zone euro au moins jusqu’à la fin du premier trimestre de 2021. Cette possibilité les obligerait de revoir nettement à la baisse leurs prévisions d’octobre.

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