Planification financière | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/planification-financiere/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 11 Mar 2026 12:38:27 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Planification financière | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/planification-financiere/ 32 32 Finance comportementale et planification de la retraite https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/finance-comportementale-et-planification-de-la-retraite/ Wed, 11 Mar 2026 12:38:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112941 ZONE EXPERTS – Même si les calculs financiers sont incontournables, définir le projet de vie demeure au cœur d’une stratégie de retraite réussie.

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La planification de la retraite est un processus qui comporte plusieurs étapes. Une des premières étapes devrait habituellement être l’établissement des objectifs de retraite : âge visé, projet de vie, etc. Bref, à quoi ressemblera cette retraite. Plusieurs éléments humains seront considérés ici. Une fois les contours de la retraite visée bien établis, la suite du processus relève simplement de calculs mathématiques, n’est-ce pas ?

Il est absolument vrai qu’une partie très importante de la suite du processus sera principalement mathématique. On notera par exemple (liste pas nécessairement exhaustive) :

  • Le choix de l’âge idéal pour demander le paiement des prestations gouvernementales ;
  • Le choix des prestations du régime de retraite à prestations déterminées (PD) s’il y a lieu (incluant parfois le transfert ou non dudit régime) ;
  • L’utilisation ou non de rentes viagères ;
  • L’optimisation du décaissement des actifs qui passe par la priorisation des retraits de certains véhicules (REER, CELI, véhicules immobilisés, etc.) ;
  • L’optimisation (lire minimisation) du fardeau fiscal ;
  • Le contrôle des frais de gestions ;
  • La répartition d’actifs nécessaire pour générer un rendement adéquat et supporter le plan de décaissement.

Dans ce processus plusieurs considérations devront être analysées, notamment :

  • La durée de décaissement (basée sur l’espérance de vie) ;
  • La tolérance aux risques (d’investissement, de survie, etc.) ;
  • La présence ou non de dépendants (considérations successorales) ;

Il est toutefois probablement imprudent de réduire ce processus à une simple question de calcul et d’optimisation. Si c’était le cas, cette dimension de la profession serait assurément (et rapidement) remplacée en totalité par des algorithmes.

Finance comportementale

Des éléments de finance comportementale devraient probablement être incorporés dans le processus (les algorithmes n’en sont pas là !). Contrairement à la finance dite traditionnelle, la finance comportementale vise à inclure dans le processus des références personnelles, des préférences inconscientes, des réactions humaines qui motivent les objectifs financiers d’un client, les décisions qu’il prendra et les gestes qu’il est prêt, ou non, à poser.

Appliqué à la planification de la retraite, il s’agira notamment de se questionner, par exemple : « Quel genre de bagages, d’expériences, de croyances ou de valeur a mon client. Est-ce que ces éléments pourraient faire en sorte qu’il lui sera difficile (parfois impossible) de suivre les recommandations proposées ? ».

L’auteur de ce texte ne prétend pas être un expert en la matière, mais vous propose trois situations où des éléments de finance comportementale pourraient s’avérer un obstacle à la mise en œuvre de vos recommandations et, dans la mesure du possible, une réponse potentielle à ces objections, à ces craintes soulevées par nos clients.

Utilisation du capital retraite

Pour plusieurs de nos concitoyens, les épargnes détenues vont financer une partie matérielle de leurs revenus de retraite. L’utilisation de ce capital retraite sur 25 années, 35 ans ou parfois plus, peut entrainer son lot d’appréhensions notamment celle de survivre à son capital (manquer éventuellement de capital).

Quelques outils et stratégies permettent de gérer ce risque, cette crainte. Parmi ceux-ci, mentionnons :

  • L’utilisation des Normes de projection de revenus de l’Institut de planification financière pour la Durée raisonnable de décaissement ;
  • Considérer le report des prestations gouvernementales (Régime de rentes du Québec et Pension de Sécurité de la vieillesse) ;
  • L’utilisation éventuelle de rentes viagères (traditionnelles ou RVDAA).

Il est toujours possible qu’aucune stratégie ou explication de notre part n’arrive à totalement éliminer ces craintes chez nos clients. Une solution pourrait être la sensibilisation des clients à cette nouvelle réalité dans laquelle la valeur du capital diminuera éventuellement. La préparation d’une seconde projection de revenus de retraite dans laquelle un capital résiduel, disons 100 000 $, n’est jamais utilisé pourrait aussi rassurer nos clients. Cette prudence a toutefois un prix : un pouvoir d’achat moins élevé découlant de sommes jamais décaissées.

Optimisation fiscale

En matière d’optimisation fiscale, la nature des recommandations pourrait être bien différente selon que le focus de l’exercice soit de minimiser le fardeau fiscal de l’année en cours ou de minimiser le fardeau fiscal global du particulier (ou du couple) durant toute la durée de la projection.

Viser le report maximal des impôts implique une gestion des retraits qui reporte au maximum les retraits imposables (REER, CRI, FRV, etc.) Il est possible que cela puisse entraîner un fardeau fiscal moyen plus élevé durant toute la retraite. Sous cette stratégie, le particulier agit peut-être en réaction à une certaine aversion à l’impôt et pourrait être séduit par l’opportunité de vivre quelques années avec très peu voire aucun impôt à payer (en vivant sur ses CELI par exemple) même si la facture fiscale totale, sur la durée totale de sa retraite, pourrait s’avérer vraisemblablement plus élevée.

La stratégie de viser un taux d’imposition moyen le plus bas possible durant toute la durée de la retraite va fréquemment s’avérer plus profitable. Cela dit, comment convaincre ce client (et son aversion à payer de l’impôt) d’effectuer des retraits du REER plus rapidement et de verser des impôts plus tôt ? Une solution peut être de préparer deux projections de revenus en modifiant la séquence des retraits (prioriser le REER ou le CELI) et démontrer quel scénario présente le meilleur pouvoir d’achat total (après impôts).

Prestations gouvernementales

Le report des prestations du Régime de rentes du Québec (RRQ) ou de la Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV), a fait l’objet de nombreuses analyses au fil des ans. Pour qu’un tel report soit profitable, deux conditions minimales doivent être respectées :

  • Une espérance de vie au moins « normale » et
  • Posséder d’autres actifs pour financer les revenus durant la période de report.

Si ces deux conditions sont réunies, la mathématique montre qu’un tel report va fréquemment s’avérer profitable tout en permettant de gérer le risque de survie. Une objection fréquemment entendue à cette recommandation est « Si je devais mourir trop tôt, j’aurais laissé de l’argent sur la table ».

S’il est parfaitement exact d’affirmer qu’en situation de report des prestations gouvernementales, un décès prématuré ferait en sorte que ces régimes auraient versé moins de prestations à ce participant, est-ce à dire qu’on devrait anticiper les prestations pour éviter de s’exposer à ce risque ? La réponse courte est non. En fait une façon de présenter la situation est de présenter deux risques simultanément :

  • Le risque de décès prématuré (qui milite pour l’anticipation des prestations) ;
  • Le risque de très longue survie (qui milite pour le report des prestations).

Pour ensuite établir lequel des deux risques présente les conséquences les plus significatives pour le retraité. Une conclusion fréquente devrait être : « il pourrait être moins grave de mourir tôt en laissant des sommes sur la table que de vivre très vieux, d’épuiser son capital et, surtout, voir son revenu diminuer à un âge avancé ». Trois auteurs de l’UQTR ont publié une superbe étude sur ce sujet : Le choix du RRQ : Le pari du perdant ravi.

Conclusion

L’objectif visé par ce texte est d’outiller les conseillers face à des objections « non-financières » provenant de leurs clients. Seules trois situations ont été présentées, mais c’est le réflexe à adopter qui semble important : Le fait que ces objections soient « non-financières » ne les rendent pas moins légitimes aux yeux de nos clients.

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
Fellow de l’Institut de planification financière
ConFor financiers inc.
Mars 2026

Ce texte a été rédigé à titre informatif seulement et ne constitue pas une opinion légale, fiscale ou de planification financière. Avant d’utiliser ou d’appliquer le contenu de ce texte à sa situation, le particulier devrait consulter des professionnels. 

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Allumer l’étincelle de la confiance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/allumer-letincelle-de-la-confiance/ Fri, 06 Mar 2026 11:22:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112775 Ce que font les leaders de l’industrie pour les femmes.

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De la gouvernance paritaire aux programmes de développement du leadership, en passant par des mesures de suivi de l’équité salariale, les lauréats 2025 du Top des leaders de l’industrie financière ont mis en place des initiatives concrètes pour favoriser l’avancement des femmes au sein de leurs organisations. Les approches varient, mais elles témoignent d’une volonté d’agir là où des freins systémiques persistent.

Geneviève Brouillard, première vice-présidente, Québec et Est de l’Ontario à la Banque Scotia, qui a obtenu la mention spéciale du jury pour son engagement envers les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), estime que certains obstacles à la progression des femmes dans l’industrie financière ont peu évolué au fil des décennies.

« Ne pas assumer son ambition, manquer de confiance en soi : ces enjeux persistent. Les femmes de l’industrie sont talentueuses, mais il leur manque parfois une étincelle de confiance. Et c’est notre rôle comme organisation de toujours alimenter ça », a-t-elle confié à Finance et Investissement.

Parmi les moments charnières d’une carrière, la maternité reste un point de rupture pour plusieurs professionnelles. « La femme doit souvent mettre un frein à sa carrière parce qu’elle veut avoir des enfants », observe la dirigeante. Pour atténuer cet impact, elle insiste sur un ingrédient essentiel : « Il faut être intentionnel. Dès le processus de sélection de candidats, il faut s’assurer d’avoir une diversité de genre. »

En 2025, Geneviève Brouillard a piloté la première cohorte interne du programme L’effet A, destiné à accélérer le développement professionnel des employées et à élargir leur accès aux postes stratégiques. Les programmes de développement pour cadres à fort potentiel de la banque affichent désormais une participation féminine de 51 %.

Des projets comme le Scotia Café et l’Initiative Femmes, qui aide les femmes à faire croître leurs entreprises et à mener plus loin leur carrière, ainsi que des groupes ressources pour les employés s’ajoutent à cet écosystème de soutien. Ces initiatives portent leurs fruits : les femmes représentent 54 % de la main-d’œuvre canadienne de la Banque Scotia et occupent 42,5 % des postes de haute direction.

En gestion de patrimoine, le nouveau comité de direction piloté par Martin Lavigne, directeur général, conseils en placement, Gestion de patrimoine Scotia, compte cinq femmes parmi ses onze membres, un signal que la parité se construit aussi par des nominations aux postes supérieurs.

Mesurer pour agir

Denis Ricard, président et chef de la direction d’iA Groupe financier, nommé Personnalité financière de l’année et lauréat dans la catégorie Assureurs de personnes, a fait de la quantification le pivot de sa stratégie d’équité, diversité et inclusion (EDI).

Un indice d’inclusion fondé sur neuf questions permet de suivre l’évolution des perceptions et d’orienter les actions. Les tableaux de bord sont présentés chaque trimestre à la haute direction. Des analyses annuelles d’équité salariale visent à détecter et corriger tout biais dans la rémunération. La politique de diversité fixe un objectif minimal de 30 % de femmes au conseil d’administration.

La formation sur les enjeux d’équité, diversité et inclusion est obligatoire pour tous les employés. Un comité consultatif réunissant les coprésidents des groupes ressources d’employés et des membres de la haute direction veille à l’alignement des actions avec les priorités stratégiques de l’organisation.

Sur le terrain, iA Gestion privée de patrimoine s’appuie sur Women of Wealth, un regroupement de plus de 100 conseillères, dont l’un des mandats est d’augmenter la présence féminine dans le conseil en gestion de patrimoine. Lancée en 2025, l’initiative Exceptionnelle mobilise quant à elle des leaders féminines du Réseau carrière, qui compte plus de 900 conseillères, pour inspirer la prochaine génération de dirigeantes.

Construire la relève féminine

Chez Desjardins Gestion de patrimoine, l’enjeu de la représentation féminine se pose en termes de construction à long terme. La réflexion porte sur la chaîne complète de progression.

Les femmes représentent 47 % des conseillers adjoints et associés et 41 % des conseillers gestionnaires de patrimoine, mais seulement 21 % des conseillers propriétaires de blocs d’affaires, un ratio que la firme souhaite faire progresser.

Le programme Perspective vise à former la relève en intégrant la diversité de genre dès les processus de sélection. « Dans notre processus d’embauche, on essaie d’élargir le bassin pour qu’à terme il y ait davantage de femmes propriétaires de blocs d’affaires », explique David Lemieux, vice-président et directeur général de Valeurs mobilières Desjardins, lauréat dans la catégorie Courtiers de plein exercice.

L’équipe de direction de VMD est composée à plus de 50 % de femmes. « Plus on introduit des femmes dans les postes de gestion, plus ça devient motivant pour d’autres femmes d’entrer dans cette carrière », ajoute-t-il.

Quand le cabinet est un modèle

Certaines firmes misent d’abord sur leur propre culture organisationnelle. Annabelle Dumais, associée et planificatrice financière chez Dumais, Sauvageau, Garon, lauréate dans la catégorie Cabinets en services financiers spécialisés en distribution, incarne une approche différente : montrer l’exemple de l’intérieur. Son cabinet est codirigé par deux femmes planificatrices financières et son équipe est composée exclusivement de conseillères, y compris au niveau administratif.

Cette configuration traduit une culture professionnelle où les femmes jouent un rôle central dans le conseil, la gestion et le développement stratégique. Les dirigeantes précisent toutefois être ouvertes à élargir l’équipe avec des profils masculins, dans une volonté d’équilibre et de complémentarité.

Des initiatives à différentes échelles

D’autres lauréats ont adopté des mesures ciblées. Humania Assurance a déployé le programme Défi Leadership de L’effet A, conçu pour aider les femmes cadres à développer leur posture stratégique et accroître leur influence. Selon son président et chef de la direction, Nicolas Moskiou, les femmes occupent 54 % des postes de direction de l’organisation et détiennent la majorité des sièges au conseil d’administration (cinq femmes contre quatre hommes). Les fonctions de coordination et de gestion d’équipe sont assumées à 88 % par des femmes.

De son côté, Jean-François Dufour, président de Dufour Solutions Financières, finaliste dans la catégorie Cabinets en services financiers spécialisés en distribution, a organisé deux événements gratuits destinés aux femmes de sa région afin de renforcer leur littératie financière et de promouvoir une plus grande équité au sein des ménages.

Le cabinet Mérici Services Financiers a intégré à ses portefeuilles modèles un fonds d’impact vert géré par une femme au Québec. Lorsque deux fonds présentent des caractéristiques équivalentes, la firme privilégie celui qui intègre une composante environnementale, sociale et de gouvernance, associant engagement durable et promotion du leadership féminin dans la gestion d’actifs.

Les initiatives des firmes diffèrent par leur ampleur et leur portée. Néanmoins, elles reposent sur une même conviction : l’avancement des femmes dans l’industrie ne relève pas d’un simple énoncé de principes. Il se construit, programme après programme, nomination après nomination, à tous les niveaux de l’organisation.

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Les trois phases de la planification : Go, Slow Go, No Go https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-trois-phases-de-la-planification-go-slow-go-no-go/ Wed, 04 Mar 2026 13:11:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112810 ZONE EXPERTS — Planifier, c’est d’abord décider comment on veut vivre.

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Quand on parle de planification financière, on dérive vite vers les chiffres, les tableaux et les scénarios de rendement. C’est rassurant, c’est logique… c’est notre travail. Pourtant, derrière chaque projection, il y a surtout une trajectoire humaine qui ne se calcule pas en pourcentage.

Dans Die with Zero, Bill Perkins propose quelque chose de simple, presque évident une fois qu’on l’entend. Notre vie se divise en trois grandes phases : le go, le slow go et le no go.

L’idée est portée par ce qu’on appelle la théorie de la sélectivité socio-émotionnelle. C’est un concept fondamental : plus on vieillit et plus on sent que l’horizon se rétrécit, plus les priorités changent. On cesse de vouloir tout faire pour ne faire que ce qui compte vraiment. On passe de l’acquisition, la performance à la quête de sens. C’est ce moteur invisible qui nous fait naviguer à travers les trois phases.

L’élan du « Go »

C’est la phase de grande vitalité, celle où on a le pied sur l’accélérateur, on bâtit, on accumule, on investit. On multiplie les expériences et les projets d’envergures. Financièrement, on pense croissance et risque. Mais au-delà de l’argent, c’est une période où on cherche à savourer notre pleine capacité physique et mentale. On dit « oui » à tout parce qu’on le peut.

Le pivot du « Slow Go »

Puis, le rythme change. On a encore envie de faire, mais on choisit mieux. On devient plus exigeant sur la qualité de nos moments, on délaisse la quantité pour l’intentionnalité. Les projets se font peut-être moins nombreux, mais plus significatifs. On n’est plus dans l’accumulation pure, on cherche l’alignement. On investit dans ce qui a une valeur émotionnelle réelle : les relations proches, les souvenirs.

La douceur du « No Go »

Enfin, arrive la phase de contemplation. Réussir ne passe plus par l’action, mais par la présence. On cherche la simplicité et, surtout, la transmission. Ce qu’on laisse derrière nous, cet héritage intangible fait de valeurs et de souvenirs, prend alors toute la place.

Même si l’auteur les lie souvent à l’âge ou à la retraite, ces phases sont avant tout une question d’énergie et d’intentions. Elles s’appliquent à tous les stades de vie.

Ma mission : Humaniser les affaires

Si partage cette vision avec vous, c’est parce qu’elle est au cœur d’un rêve que je porte : celui d’humaniser les affaires.

Je crois sincèrement que le rôle d’un conseiller est celui qui a le plus d’impact dans la vie des gens. Aucun autre professionnel ne développe des liens aussi profonds avec ses clients. On entre dans l’intimité de leurs peurs, de leurs succès et de leurs héritages.

Il est temps de transformer notre industrie. Il faut passer d’une culture de chiffres à une industrie humaine qui accompagne ses clients à réaliser leurs rêves et, surtout, à se réaliser. Parce qu’au final, la réussite, ce n’est pas d’avoir un compte bien rempli, c’est de vivre sa vie pleinement.

Un nouveau plan d’action pour le conseiller

Au lieu de commencer votre prochaine rencontre par une projection de rendement, je vous propose de changer de paradigme :

  1. La projection de vie : Décrivez les trois phases à votre client. Demandez-leur ce qu’il veut vivre pendant qu’il a l’énergie du « Go » ? Pendant la phase « Slow Go » ? Puis dans la phase « No Go » ?
  2. Le calendrier d’expériences : Listez les expériences souhaitées plutôt que les actifs. On ne planifie pas pour un montant X, on planifie pour les moments qui donneront un sens à la vie.
  3. L’alignement financier : Une fois la vie projetée, l’argent reprend sa juste place : celle de serviteur. Vos recommandations se doivent d’être au service de ces objectifs de vie là, et non l’inverse.

La vie, c’est maintenant. Planifier pour plus tard ne veut pas dire remettre à plus tard. C’est apprendre à vivre aujourd’hui tout en préparant demain.

Et si la plus belle conversation à avoir commençait simplement par ceci : « Dans quelle phase êtes-vous aujourd’hui… et qu’avez-vous réellement envie d’y vivre ? »

Pour passer de la théorie à la pratique :

Si vous souhaitez incarner cette approche humaine, découvrez mon programme L’art de l’accompagnement pour transformer votre posture de conseiller. Pour ceux qui veulent maîtriser l’art de mener ces dialogues profonds, mon programme sur l’Architecture des questions vous donnera les outils concrets pour aider vos clients à projeter leur vie, et non seulement leurs actifs.

Parce que ces réflexions prennent tout leur sens lorsqu’elles se partagent, vos retours me font toujours un immense plaisir. Retrouvez-moi sur LinkedIn, Instagram ou écrivez-moi pour poursuivre la conversation.

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Dépenses fréquemment sous-estimées à la retraite https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/depenses-frequemment-sous-estimees-a-la-retraite/ Wed, 11 Feb 2026 14:05:54 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112467 ZONE EXPERTS — Un rappel utile pour une planification plus complète et réaliste.

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On parle souvent des dépenses qui diminuent fréquemment au moment de la retraite. Dépenses reliées au travail, parfois à la fin du remboursement hypothécaire, diminution des impôts en raison des revenus plus faibles, etc. Mais quelles dépenses sont fréquemment sous-estimées à la retraite ? En voici un aperçu.

On remarquera que certaines des situations décrites ci-après pourraient permettre d’avoir accès à des allégements fiscaux ou pourraient être couvertes par des assurances, mais ce n’est pas l’objet de ce texte. On notera enfin que le texte qui suit n’a pas la prétention d’être exhaustif !

Soins de santé

Une chronique passée, celle d’août 2020, couvrait le concept d’espérance de vie ajustée sur la santé (EVAS) (essentiellement l’espérance de vie en bonne santé). On y soulignait que si un homme de 65 ans a une espérance de vie de 19,2 années, on peut s’attendre qu’en moyenne 4,8 années de ces 19,2 années (donc 25 %) soient des années pour lesquelles il sera en moins bonne santé. Si une femme de 65 ans a une espérance de vie de 22,0 années, on peut s’attendre qu’en moyenne 6,7 années de ces 22,0 années (donc 30 %) soient des années pour lesquelles elle sera en moins bonne santé. On peut en déduire que cette période va potentiellement coûter cher !

Ce n’est pas tout. Si la retraite coïncide avec la fin d’une couverture d’assurance-médicaments collective, on devra possiblement considérer le régime public d’assurance médicaments dont le coût peut atteindre 1 232 $ par année.

On doit enfin considérer le coût possible de traitements, d’appareils médicaux ou d’aide aux déplacements qui ne sont pas couverts par plusieurs régimes.

Entretien et maintien à domicile

Même si la résidence est totalement payée, les coûts liés aux réparations, à la rénovation et aux taxes foncières doivent toujours être payés. Selon différentes sources d’informations, le coût d’entretien annuel d’une résidence peut s’élever entre 1,5 % et 3,0 % de la valeur de cette résidence.

On peut aussi subir une augmentation matérielle des factures d’énergie (chauffage et/ou climatisation), car la résidence est maintenant potentiellement occupée toute la journée.

En plus de l’entretien régulier, on pourrait être forcé d’entreprendre certaines rénovations pour adapter son domicile à une situation de santé qui décline (accès en fauteuil roulant, monte-escalier, modifications à la salle de bain, etc.).

Aide aux enfants (ou aux parents ?)

Pour plusieurs, il est normal de vouloir aider financièrement ses enfants (ou petits enfants), mais si un enfant traverse une crise financière, c’est possiblement une partie des épargnes du retraité qui pourrait y passer. Attention également aux « Baby-boomerang », c’est-à-dire les enfants qui reviennent potentiellement vivre (temporairement !) chez leurs parents.

Aussi, plusieurs parents pourraient subir ou sentir une certaine pression pour aider leurs propres enfants à accéder à la propriété. Une telle aide aux enfants pourrait également mettre de la pression sur le capital retraite des parents.

Loisirs et vacances

Bonne nouvelle, on ne travaille plus, mauvaise nouvelle, il faut maintenant « meubler » ce temps ! Le temps libre qui augmente peut aussi avoir pour effet d’augmenter les coûts annuels de loisirs, des voyages (incluant les assurances), des restaurants, des hobbies, etc.

Quoique ces dépenses supplémentaires s’avèrent fréquemment agréables, il faudra néanmoins pouvoir les financer. On devra également se demander dans quelle mesure ces dépenses supplémentaires vont évoluer dans le temps.

En conclusion

Une planification de retraite doit évidemment analyser les revenus des particuliers, une analyse des dépenses sera habituellement aussi pertinente !

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
Fellow de l’Institut de planification financière
ConFor financiers inc.
Février 2026

Ce texte a été rédigé à titre informatif seulement et ne constitue pas une opinion légale, fiscale ou de planification financière. Avant d’utiliser ou d’appliquer le contenu de ce texte à sa situation, le particulier devrait consulter des professionnels. 

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Composer avec les tendances démographiques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/alain-desbiens/composer-avec-les-tendances-demographiques/ Wed, 11 Feb 2026 11:17:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112322 FOCUS FNB — Les FNB peuvent aider les conseillers à le faire.

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Le Canada et le Québec traversent une profonde transformation démographique qui influencera la trajectoire économique du pays et le paysage d’investissement à long terme. La population du Canada vieillit rapidement : la plupart des baby-boomers sont à la retraite ou en voie de l’être. Les Canadiennes et les Canadiens vivent plus longtemps et moins de naissances sont dénombrées. Environ 7,6 millions de Canadiennes et de Canadiens avaient 65 ans en juillet 2023, ce qui représente près du cinquième (18,9 %) de la population totale. D’ici 2030, les personnes âgées pourraient représenter de 21,4 % à 23,4 % de la population. (1)

D’une part, l’économie doit composer avec des défis tels que l’augmentation des dépenses de santé et de soutien social, ainsi qu’une pression croissante sur les systèmes de revenu de retraite. Pour les conseillers, les planificateurs financiers et les gestionnaires de portefeuilles, se spécialiser dans les enjeux du vieillissement, de la santé, de la planification successorale et du transfert intergénérationnel devient un facteur de différentiation face aux courtiers à escompte.

Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont des outils performants pour mettre en œuvre les stratégies d’accumulation et de décaissement pour les clients. Utiles à la création de portefeuilles, ils permettent également de composer avec l’entrée en vigueur des divulgations du coût total des fonds, aussi désignée troisième phase du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3). Survolons ces tendances qui touchent déjà les clients.

  1. Vieillissement de la population

Les baby-boomers représentent encore environ un quart de la population canadienne, mais d’ici 2029, les millénariaux devraient dépasser les baby-boomers en nombre absolu. (2)
Ce changement générationnel redéfinira la demande en matière d’habitation, de consommation et de services financiers. Les millénariaux et les membres de la génération Z (Gen Z) privilégient les conseils numériques. De leur côté, les personnes de la génération X et les baby-boomers continuent de mettre l’accent sur la génération de croissance et de revenu, la préservation du capital et des stratégies de décumulation fiscalement avantageuses. L’évolution de cet équilibre influencera les solutions d’investissement et les FNB ainsi que les stratégies alternatives qui continueront de gagner en popularité.

  1. Vague de départs à la retraite et vente d’entreprises

Le Canada entre dans une période où un nombre record de baby-boomers quittent la population active, ce qui augmente la demande pour pivoter de stratégies d’accumulation vers des stratégies de décaissement. Cette transition rime avec un besoin accru de conseils financiers, de planification successorale et testamentaire. De plus en plus d’entrepreneurs vendent leurs entreprises et ont besoin de conseils pointus en transfert d’entreprise ainsi qu’en planification fiscale et financière.

  1. Longévité et espérance de vie en santé

Les Canadiens et les Québécois vivent plus longtemps que jamais, ce qui a des effets majeurs pour la retraite.

  • Sur 1 000 femmes âgées de 65 ans, plus de la moitié vivront jusqu’à 90 ans. (3)
  • Sur 1 000 hommes âgés de 65 ans, environ la moitié vivront jusqu’à 90 ans, mais seuls 39 d’entre eux n’auront pas de maladie grave à cet âge. (4)
  • Selon les Normes d’hypothèses de projection de FP Canada et de l’Institut de planification financière : une personne de 50, 60 ou 70 ans a environ 25 % de probabilité de vivre jusqu’à 94 ans (hommes) ou 96 ans (femmes). (5)

Cet allongement de la vie amplifie le risque de longévité — le risque d’épuiser son capital avant la fin de sa vie. Les plans financiers doivent maintenant être testés pour des horizons de retraite plus longs, des coûts de vie croissants et des situations de santé variables.

  1. Hausse des coûts pour le maintien à domicile et les soins

Les coûts liés aux soins de longue durée et aux services de soins à domicile devraient continuer à augmenter de façon marquée. Ces réalités renforcent la nécessité de solutions d’assurance spécialisées, de portefeuilles sensibles à l’inflation et d’outils de placement générant des revenus stables pouvant soutenir les retraités durant plusieurs décennies.

  1. Distribution du patrimoine et segmentation des investisseurs

Le Canada et le Québec connaîtront progressivement un important transfert de richesse :

  • Les membres de la génération X devraient dépasser les baby-boomers en termes de valeur nette moyenne. (6)
  • Environ 450 milliards de dollars devraient être transférés à la génération X au cours de la prochaine décennie. (7)
  • La richesse totale des ménages en actif investissable devrait atteindre 10 billions de dollars d’ici 2030, selon Investor Economics modifiant le comportement des investisseurs, la tolérance au risque et la demande de conseils. (8)
  • Un transfert de richesse historique des baby-boomers va secouer le Québec au cours des prochaines années: 1000 milliards de dollars passeront aux mains d’héritiers. (9)

Dans ce contexte, il y a plusieurs solutions et outils de placement sous forme d’investissement en FNB qui peuvent répondre à certains besoins de la clientèle.

  1. Solutions de diversification simplifiée
  • FNB d’allocation d’actifs : Ce sont des portefeuilles tout-en-un qui offrent une diversification mondiale, un rééquilibrage automatique, avec différents profils de risques pour l’accumulation et le décaissement de capital.
  1. Solutions de croissance
  • Les FNB axés sur la croissance peuvent permettre de composer avec la longévité accrue et les horizons de placement en hausse pour les personnes des générations Alpha, Z, X et les millénariaux. Par exemple, les FNB indiciels, factoriels, sectoriels et actifs à faible coût peuvent permettre de générer de la croissance et ainsi envisager de se protéger de l’inflation dans les portefeuilles.
  1. Solutions de revenu
  • La longévité accrue pour les membres de la génération X et les baby-boomers crée une forte demande pour de la croissance et du revenu stable et fiscalement efficace.
  • Les FNB à dividendes et FNB d’options d’achat couvertes permettent de générer du revenu de dividendes ou de combiner dividendes plus des primes d’options pour générer du revenu sur une base mensuelle.
  1. Solutions innovatrices  
  • Les FNB de série T : offrent des retraits systématiques, combinant l’efficacité des FNB avec un flux de trésorerie prévisible. Ils sont conçus pour les retraités ayant besoin de retraits constants sans vendre les positions principales.

Chacun des types de FNB présentés précédemment comporte des risques qui leur sont propres et pour lesquels les conseillers doivent informer leurs clients. Par exemple, les FNB sectoriels apportent un risque de concentration alors que les stratégies de ventes d’options d’achat couvertes viennent plafonner partiellement le rendement des actifs du FNB. Les conseillers devraient notamment comparer l’effet de l’implantation d’une stratégie avec d’autres options d’investissement indicielles largement diversifiée et à faible frais ou encore avec une répartition d’actif (mélange d’actions et de titres à revenu fixe) qui correspond au profil d’investisseur du client.

En conclusion, le rôle et l’importance des conseillers, des planificateurs financiers et des gestionnaires de portefeuille n’ont jamais été aussi vitaux dans une ère où les firmes de technologie financière, l’intelligence artificielle et les médias sociaux prennent de plus en plus d’ampleur.

Comme conseiller, planificateurs financiers et gestionnaire de portefeuille, votre proposition de valeur, vos compétences vous permettent de répondre aux besoins et aux défis causés par les changements démographiques auprès de vos clients actuels et potentiels.

Les firmes de gestion d’actifs et leurs équipes ont des solutions de FNB et de certificat canadien d’actions étrangères (CCAÉ) ainsi qu’une boîte à outils robuste pour vous aider à bâtir des portefeuilles solides dans les périodes d’accumulation et de décaissement.

Je remercie Finance et Investissement de me permettre d’exprimer mon point de vue sur les forces, les défis et les enjeux d’un secteur auquel je crois énormément. Au plaisir de continuer à dialoguer avec vous sur le secteur des FNB, des CCAÉ et le monde de l’investissement.

Alain Desbiens

Sources

  1. Statistique Canada — : Le troisième âge au premier plan — Statistique Canada
  2. Statistique Canada — Portrait générationnel de la population vieillissante du Canada (Recensement 2021) : : A generational portrait of Canada’s aging population from the 2021 Census
  3. Globe and Mail – Espérance de vie des femmes canadiennes : : Here’s how long Canadian women can expect to live in retirement – The Globe and Mail
  4. Globe and Mail – Probabilité pour un homme d’atteindre 100 ans en bonne santé : : What are the odds of a man reaching 100 in reasonably good health? – The Globe and Mail
  5. Institute IQFP –2025 : InstituteFP-PAG2025
  6. Financial Post – La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  7. Financial Post — La génération X pourrait dépasser les boomers : Generation X may soon beat the boomers in household wealth | Financial Post
  8. Advisor.ca — Les actifs des ménages vers 10 billions d’ici 2030 : Household assets to approach $10 trillion by 2030 | Advisor.ca
  9. Journal de Montréal : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins : Mourir, c’est facile ; régler une succession, beaucoup moins | JDM

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Prendre sa retraite comme conseiller en services financiers : réussir le transfert de sa pratique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/prendre-sa-retraite-comme-conseiller-en-services-financiers-reussir-le-transfert-de-sa-pratique/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112089 ZONE EXPERTS — Un enjeu incontournable pour la profession.

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Le secteur de la planification financière au Québec fait face à un défi croissant en matière de succession. Alors que de plus en plus de conseillers approchent de la retraite, la nécessité d’un transfert de pratique sans heurts devient critique. Pourtant, beaucoup ne sont pas préparés : l’Étude sectorielle sur la perception des conseillers d’IG Gestion de patrimoine révèle que si un tiers des conseillers canadiens prévoit prendre sa retraite dans la prochaine décennie, 57 % n’ont toujours aucun type de plan de succession.

Le problème est particulièrement aigu au Québec, où 60 % des conseillers jugent le soutien offert par leur société de courtage pour la planification de la succession « moyen ou insuffisant », soulignant clairement le besoin d’un accompagnement et de ressources renforcés.

Pour les conseillers, préparer leur retraite signifie également assurer la continuité auprès de leur clientèle et protéger la valeur de leur pratique. Un plan de succession complet ne peut être sous estimé. Il est essentiel de combler activement le manque de soutien actuel afin de donner aux conseillers les outils nécessaires pour préparer efficacement leurs clients aux changements futurs, préserver l’héritage qu’ils ont construit au sein de leur pratique et, en fin de compte, prendre leur retraite en toute confiance.

Pourquoi planifier le transfert de sa pratique ?

La pratique d’un conseiller en services financiers représente souvent son principal actif professionnel et familial. Or, un transfert mal planifié peut entraîner la perte de valeur, la fuite de clients et des conséquences indésirables. À l’inverse, une démarche structurée et anticipée permet de maximiser la valeur de la pratique, d’assurer une transition harmonieuse pour les clients et de faciliter la retraite du conseiller.

Les étapes clés d’un transfert réussi

1. Reconnaissance des besoins et des objectifs personnels et professionnels

La première étape est introspective. Le conseiller doit clarifier ses objectifs de retraite, ses besoins financiers, et ses attentes vis-à-vis du transfert. Cela inclut :

• La réalisation d’un bilan patrimonial complet, incluant les actifs professionnels et personnels.
• L’identification des projets de vie post-retraite (voyages, bénévolat, implication partielle dans la pratique, etc.).
• La réflexion sur le type de transfert souhaité : vente totale ou partielle, maintien d’un rôle de mentor, ou retrait complet.
• L’évaluation de la volonté de demeurer impliqué dans la pratique pour faciliter la transition (ex. : accompagnement du repreneur, maintien temporaire de certains clients).

2. Planification et mobilisation des experts

Le transfert d’une pratique exige une approche multidisciplinaire. Le conseiller pourrait devoir :

• Constituer un comité de transfert composé de professionnels : comptable, fiscaliste, juriste, évaluateur d’entreprise, spécialiste RH, etc.
• Déterminer le rôle de chaque expert selon la taille et la complexité de la transaction.
• Planifier les interventions de chaque spécialiste à chaque étape du processus.
• S’assurer que le comité de transfert soit adapté à la réalité de la pratique (pour les petites transactions, certains rôles peuvent être optionnels).

3. Valorisation de la pratique

La valorisation est une étape cruciale pour maximiser le prix de vente et attirer des repreneurs de qualité. Elle comprend notamment :

• L’évaluation indépendante de la juste valeur marchande (JVM) de la pratique. Certaines organisations vont fournir cette valeur alors que certaines pratiques auront recours à un expert en évaluation d’entreprise.
• L’analyse des forces et faiblesses de la pratique : composition du bloc d’affaires, taux d’honoraires, pipeline d’opportunités, taux de ventes croisées, plan de services, etc.
• La préparation des documents préliminaires : états financiers, liste des actifs, volume de primes, répartition géographique des clients, ententes de distribution, informations sur l’équipe et la technologie utilisée.
• La mise en place de certaines stratégies pour augmenter la valeur : segmentation de la clientèle, optimisation technologique, amélioration des processus internes.

4. Recherche et sélection du repreneur

Trouver le bon repreneur est une étape déterminante pour la pérennité de la pratique et la satisfaction du conseiller. Cette étape inclut :

• L’identification des critères de sélection : permis requis, expérience, valeurs et vision, capacité de financement le cas échéant.
• La recherche de candidats potentiels : au sein du réseau interne, auprès d’autres organisations, ou via des courtiers spécialisés.
• L’évaluation des candidats : entrevue, analyse de la compatibilité culturelle et professionnelle, vérification des antécédents.
• La préparation à une transition progressive, notamment si le repreneur doit s’associer temporairement avec le cédant.

5. Négociation et vérification diligente

La négociation et la vérification diligente sont des étapes techniques et stratégiques qui sécurisent la transaction :

• La signature d’une entente bilatérale de confidentialité avant toute divulgation d’informations sensibles.
• La négociation des conditions de transfert : prix, modalités de paiement, période de transition, clauses d’ajustement, maintien de la marque et de l’équipe.
• La réalisation d’une vérification diligente approfondie par le repreneur et ses experts : analyse des risques réglementaires, conformité, fiscalité, litiges potentiels, structure organisationnelle, contrats, permis, ressources humaines, etc.
• La préparation et la soumission d’une lettre d’intention, suivie de l’offre d’achat et de la convention de vente.

6. Plan de transfert et communication

Un plan de transfert bien structuré est essentiel pour assurer la continuité de la pratique et la fidélité de la clientèle :

• L’élaboration d’un plan de transition détaillé : calendrier de transfert, rôles et responsabilités, échéances, modalités de transfert des connaissances et des relations clients.
• La planification de la communication auprès des clients, employés, fournisseurs et partenaires : annonce du transfert, présentation du repreneur, gestion des inquiétudes et des attentes.
• L’accompagnement du repreneur dans la prise en charge progressive de la clientèle et des opérations.
• Le suivi post-transfert pour s’assurer de la réussite de la transition et de la satisfaction des clients.

À retenir : Chaque étape du transfert doit être abordée avec rigueur, transparence et anticipation. La réussite repose sur la préparation, la collaboration entre experts, la valorisation de la pratique, le choix du repreneur, la sécurisation de la transaction et une communication ouverte avec toutes les parties prenantes.

Les enjeux humains : le vrai défi

Au-delà des aspects techniques, le transfert de pratique est avant tout une aventure humaine. Les principaux obstacles sont souvent liés à l’attachement du conseiller à sa clientèle, à la difficulté de lâcher prise et à la gestion des émotions liées au départ. Le succès repose sur la capacité à préparer la relève, à déléguer progressivement et à accompagner les clients dans le changement.

Typologie des conseillers en retraite :

• Détaché : privilégie la maximisation de la valeur.
• Attaché : cherche à assurer la pérennité de la relation client.
• Indécis : reporte la décision, ce qui complique la transition.
• Contraint : subit le transfert (maladie, urgence).

Conseils pratiques pour les conseillers qui préparent leur retraite

• Commencez tôt : la planification du transfert doit débuter plusieurs années avant la retraite.
• S’entourer d’experts : la collaboration multidisciplinaire est essentielle.
• Valorisez votre pratique : optimisez la structure, la technologie et la segmentation de la clientèle.
• Préparez la relève : identifiez et formez le repreneur, favorisez une transition progressive.
• Communiquez avec vos clients : rassurez-les et accompagnez-les dans le changement.
• Protégez votre patrimoine : assurez-vous que les aspects fiscaux et successoraux sont bien couverts.

Conclusion

La retraite du conseiller en services financiers est une étape clé qui mérite une préparation rigoureuse. En planifiant le transfert de sa pratique, le conseiller assure la continuité du service à ses clients, maximise la valeur de son actif et vit une transition sereine vers une nouvelle étape de vie.

Carl Thibeault est vice-président, ventes et distribution, IG Gestion de patrimoine et titulaire de la Chaire IG Gestion de patrimoine en planification financière de l’Université Laval.

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Quand les régimes publics redessinent le décaissement à la retraite https://www.finance-investissement.com/nouvelles/quand-les-regimes-publics-redessinent-le-decaissement-a-la-retraite/ Wed, 14 Jan 2026 12:06:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111891 Le CELI et les comptes non enregistrés favorisent l’optimisation de ces régimes.

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En planification de retraite, il est fréquent de croire que des programmes fédéraux comme le Supplément de revenu garanti (SRG) ou l’allocation au conjoint ne s’adressent qu’aux gens à faible revenu. Pourtant, certaines personnes ou certains couples disposant d’un patrimoine confortable peuvent y avoir droit si leur revenu imposable est temporairement réduit. Comme ces programmes reposent exclusivement sur le revenu imposable, et non sur la valeur du patrimoine, une stratégie de décaissement judicieuse peut créer des années d’admissibilité inattendues à ces mesures fiscales.

Même si ces situations ne sont pas la norme, elles méritent d’être analysées avec attention : comprendre les seuils et les interactions des programmes publics peut apporter une valeur ajoutée dans certains contextes précis.

Voici un exemple d’un couple qui illustre bien comment les régimes publics peuvent transformer un plan de décaissement.

Cas concret

Prenons le cas de Madame, 55 ans, et Monsieur, 63 ans. Ils sont déjà à la retraite. Leur coût de vie commun est d’environ 50 000 $ par année en dollars d’aujourd’hui. Ce coût est cohérent avec leur situation financière.

Monsieur détient les placements suivants : REER d’une valeur de 300 000 $, CELI pleinement maximisé de 130 000 $ et des placements non enregistrés de 140 000 $. Madame possède un REER de 230 000 $ ainsi qu’un CELI également maximisé de 120 000 $. Leur patrimoine disponible pour leur retraite avoisine 925 000 $ l.

À première vue, il s’agit d’un couple typique de la classe moyenne : ils ont eu des revenus de travail stables et une bonne discipline d’épargne. Dans ce contexte, les programmes comme le SRG ou l’allocation au conjoint sont souvent écartés d’emblée. Pourtant, une analyse plus poussée démontre qu’ils peuvent y devenir admissibles lorsque certaines conditions sont réunies.

Décaissement en trois phases

La stratégie de décaissement mis en place pour ce couple peut se diviser en trois phases de décaissement.

Durant les trois premières années, le coût de vie est financé par des retraits REER/FERR combinés à l’utilisation des placements non enregistrés. L’objectif est d’équilibrer les revenus entre les conjoints et de lisser leur taux d’imposition. Cette période est mise à profit pour effectuer des retraits de REER pendant que Monsieur n’est pas encore admissible à la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV). Ils cesseront par la suite de retirer des REER pendant une année pour vivre sur les placements non enregistrés uniquement afin de réduire le plus possible les revenus de l’année qui déterminera leur admissibilité à l’allocation et au SRG.

Monsieur demande sa PSV à son 68e anniversaire. Il devient admissible au SRG, tandis que Madame devient admissible à l’allocation au conjoint pour les années suivantes. En effet, les programmes tels que le SRG et l’allocation sont reliés au versement de la PSV, pour être en mesure de les recevoir, il faut recevoir la PSV.

Il y a donc un volet stratégique au versement de la prestation de la PSV. Le report permet la bonification de la PSV, mais pas la bonification des autres programmes. Il devient pertinent d’évaluer l’option la plus avantageuse.

Dans notre cas, le montant annuel de la PSV est de 8 700 $, mais il peut être reporté jusqu’à 70 ans pour une bonification maximale de 36 %. Dans ce dossier, les analyses démontrent que Monsieur a intérêt à demander sa PSV à 68 ans. Ce choix permet de bénéficier partiellement du report tout en maintenant un niveau de revenu suffisamment bas pour favoriser l’admissibilité de madame à l’allocation. Il maintient un niveau de revenu limité durant certaines années et permet cette admissibilité à l’allocation au conjoint étant donné leur écart d’âge.

Pour madame, le scénario optimal est le report à 70 ans du moment où elle commence à toucher la PSV. Le revenu garanti et indexé à vie procuré par cette rente constitue une protection intéressante contre le risque de longévité, particulièrement dans une optique de sécurité financière à long terme.

SRG et allocation au conjoint : le cœur de la valeur ajoutée

C’est ici que la stratégie prend tout son sens. Pour les quatre années suivant les 68 ans de Monsieur, notre stratégie de vider les placements non enregistrés et d’utiliser une partie des actifs dans les CELI permet au couple d’être admissible à :

  • l’allocation au conjoint pour Madame, estimée entre 8 600 $ et 15 600 $ par année ;
    • des prestations de SRG pour Monsieur, estimées entre 5 300 $ et 7 850 $ par année.

Ces prestations sont non imposables et ne tiennent pas compte de la valeur des actifs. Ils permettent donc de financer une portion du coût de vie et de laisser l’argent accumulé dans les REER continuer à travailler à l’abri de l’impôt.

Advenant un manque à gagner, ce sont des retraits des placements non enregistrés en premier lieu et du CELI qui seront privilégiés selon les besoins, et ce, jusqu’à l’obligation du retrait minimal du FERR à partir de 71 ans pour Monsieur.

Cette approche de décaissement permet de créer des années de revenu imposable très faible, notamment entre 60 et 65 ans pour Madame. En finançant le coût de vie à partir du CELI plutôt que de sources imposables, le revenu fiscal demeure artificiellement bas.

Dès que ce revenu diminue sous certains seuils, les programmes publics deviennent un véritable outil de planification. La présence d’un CELI bien capitalisé joue ici un rôle central.

Et le RRQ dans tout ça ?

Qu’en est-il du moment optimal où les membres de ce couple devraient commencer à toucher leur prestation de retraite du Régime de rentes du Québec (RRQ) ? Dans leur cas, Madame aurait droit à 9 000 $ par année à 65 ans, tandis que Monsieur recevrait 11 000 $. Ces montants seront bonifiés en les reportant jusqu’à 72 ans, à raison de 8,4 % par année après 65 ans.

Il faut ici évaluer non seulement la bonification de la rente, mais aussi l’effet du moment du déclenchement sur les années précédentes : une demande hâtive augmente le revenu imposable et nuit à la stratégie en réduisant l’admissibilité à d’autres prestations. Dans notre situation, le report est avantageux, car en plus d’offrir des rentes bonifiées, il crée une fenêtre de faible revenu imposable qui peut être financièrement très avantageuse, étant donné à l’admissibilité temporaire au SRG et à l’allocation.

Dans un dossier où la valeur nette avoisine les 1 M$, il est facile d’écarter spontanément ces programmes. Pourtant, avec des retraits REER reportés et un coût de vie financé temporairement par des sources non imposables, le revenu déclaré par un couple de clients peut demeurer sous les seuils requis ce qui ouvre l’accès à des prestations significatives.

Au total, ces quatre années peuvent générer entre 55 000 $ et 70 000 $ en prestations non imposables pour le couple. C’est l’équivalent de plus une année de coût de vie pour ce couple, ce qui est notable.

De plus, comme le montre le graphique suivant intitulé « Évolution de l’actif net », l’implantation de la stratégie accroît la valeur de l’actif net du couple de plus de 200 000 $ lorsque Monsieur aura atteint 95 ans, ce qui est non négligeable.

Pour consulter ce graphique en grand format, cliquez ici.

Ce cas montre que la planification financière ne peut se limiter à aligner les retraits REER et les revenus de placement. Les régimes publics, lorsqu’ils sont compris dans les moindres détails, deviennent une composante à part entière d’un bon plan de décaissement.

Bien connaître ces programmes ne sert pas uniquement les ménages à faible revenu. Cela permet aussi de créer, pour certains clients au patrimoine confortable, des fenêtres temporaires de faible revenu fiscal où la valeur du conseil devient tangible, mesurable et souvent inattendue. C’est précisément là que l’expertise du conseil fait toute la différence.

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Lancelot Gestion privée : l’aventure entrepreneuriale d’un CPA https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/lancelot-gestion-privee-laventure-entrepreneuriale-dun-cpa/ Tue, 16 Dec 2025 12:07:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111420 DÉVELOPPEMENT — Il veut transposer des valeurs chevaleresques dans le domaine financier.

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À 30 ans passés, Bruno Legault, un jeune comptable professionnel agréé, a décidé de tracer sa propre voie dans l’industrie financière. De Trois-Rivières à la Rive-Nord de Montréal puis aux bancs de l’Université de Sherbrooke, où il a complété une maîtrise en fiscalité, il a débuté sa carrière comme fiscaliste avant de bifurquer vers la gestion de patrimoine en 2019.

C’est à ce moment, alors qu’il travaillait pour une grande firme, qu’a germé dans son esprit l’idée de créer un cabinet multidisciplinaire qui regrouperait autour d’une même table plusieurs professionnels du domaine de la finance — en placements, assurances, fiscalité, comptabilité, notariat, droit et courtage hypothécaire. De cette idée est née le projet de Lancelot Gestion privée, un cabinet nouvellement créé pour offrir un accompagnement global et intégré aux clients.

La jeune firme veut transposer des valeurs chevaleresques dans le domaine financier : « On veut entourer le client comme le roi Arthur entourait ses chevaliers, avec courage, loyauté et bravoure », explique Bruno Legault. Ce choix découle aussi de la volonté du fondateur de placer le client au centre et de l’entourer d’une protection solide, tel un bouclier de chevalier.

Pour lancer sa société, Bruno Legault s’est entouré d’une équipe jeune, mais expérimentée, signale-t-il. Elle est composée de professionnels aux expertises variées : comptabilité et fiscalité (Sophie Dagenais), assurances de personnes (Paola Hallé), administration (Kim Soaré) et placements (Julien Anctil).

À terme s’ajouteront des collaborateurs externes en comptabilité et en hypothèques. Pour l’instant, la priorité est d’intégrer les différents partenaires dans l’offre de service. L’objectif ultime est de regrouper sous un même toit des services complémentaires pour offrir une réelle valeur ajoutée, par exemple lorsqu’un fiscaliste peut directement recommander des montants optimaux de REER en fonction des déclarations de revenus du client, illustre Bruno Legault.

La croissance en actifs sous gestion n’est pas l’objectif principal de la firme, même si des acquisitions pourraient être envisagées dans le futur pour enrichir l’offre. La vision de croissance repose à la fois sur l’augmentation des actifs et l’élargissement de l’expertise.

Pour un conseiller qui lance sa boîte, le défi est grand, signale Bruno Legault. Il ne s’agit pas seulement de rassembler des expertises, mais aussi de naviguer dans les méandres administratifs et réglementaires qui encadrent la pratique. « On a encore des étapes à franchir pour obtenir tous les permis nécessaires, mais la vision est claire. »

Au départ, son ambition consistait à aider tout type de clients dans la gestion de son patrimoine. Cependant, à mesure que son projet mûrissait, l’entrepreneur a choisi de concentrer son offre sur une clientèle à valeur nette élevée, là où « les enjeux fiscaux et de planification financière se traduisent par des impacts significatifs ».

Le cabinet vise ainsi recruter des clients disposant d’actifs d’au moins 500 000 $ à 1 million de dollars, qu’il s’agisse de retraités planifiant leur décaissement ou d’entrepreneurs en croissance, parfois en réflexion sur la vente de leur entreprise ou sur des stratégies fiscales corporatives. « Nous visons à créer de la valeur dès maintenant, que ce soit par les choix de placement, l’apport fiscal ou la stratégie corporative », résume-t-il.

Même s’il représente la relève en gestion financière, le fondateur refuse que l’on considère son équipe comme « les conseillers de demain ». « On peut avoir un impact dès aujourd’hui, car le monde des finances évolue continuellement. Il faut s’adapter, être proactif et accompagner les clients dans le changement », insiste-t-il.

Créer un cabinet indépendant face aux grandes institutions n’est pas chose simple. Les obstacles sont nombreux : démarches administratives, adaptation technologique, positionnement dans un marché dominé par de gros joueurs. Cependant, l’entrepreneur croit que son modèle fondé sur l’indépendance et le travail d’équipe représente une force.

« L’indépendance, c’est un défi, mais c’est aussi ce qui va permettre de créer une valeur durable pour les clients », dit-il. Selon lui, un bon conseiller se définit par sa proactivité, sa capacité d’écoute et sa faculté à répondre efficacement aux questions des clients tout en livrant des résultats concrets. « Ces qualités sont essentielles pour bâtir et maintenir la confiance. »

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Bond du stress financier en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/bond-du-stress-financier-en-2025/ Wed, 10 Dec 2025 15:01:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111185 Un plan financier peut toutefois calmer le jeu.

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Le stress financier a atteint de nouveaux sommets cette année au Québec. Plus de deux Québécois sur cinq (42 %) disent en souffrir, une hausse de dix points de pourcentage par rapport à 2024, révèle le plus récent sondage de l’Institut de planification financière (l’Institut).

Ce sentiment est encore plus marqué chez les personnes ne disposant pas de plan financier. Ainsi 46 % d’entre elles se disent préoccupées par leur situation financière.

« Ces données ont de quoi faire réfléchir sur l’importance de planifier pour être apte à affronter les tempêtes, mais aussi, pour ne pas compromettre nos projets et nos rêves en cas de contexte économique plus difficile », souligne Caroline Champagne, présidente-directrice générale de l’Institut.

L’Institut s’inquiète d’ailleurs de constater que 56 % des Québécois ne disposent pas encore de plan financier.

Des sources pas toujours fiables

Le sondage permet également de voir la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les finances des Québécois, puisque plus d’un sondé sur cinq dit l’avoir consulté pour obtenir de l’information ou des conseils en lien avec leurs finances personnelles. Cette proportion grimpe à 49 % chez les 25 à 34 ans.

Si l’Institut estime que cet outil peut être intéressant, il invite toutefois à la prudence. Les réponses générées par l’IA doivent parfois être interprétées avec réserve, et la PDG de l’Institut ajoute une deuxième mise en garde : l’importance de bien formuler les questions posées à ces outils.

« La réponse de l’IA est seulement aussi bonne que la question que vous lui posez. Les planificateurs financiers, eux, sont des experts pour poser les bonnes questions, celles auxquelles vous n’avez peut-être pas pensé, ce qui leur permet de vous fournir une réponse adaptée à votre réalité », rappelle Caroline Champagne.

Toutefois, 83 % des répondants assurent que l’IA n’a que peu, voire aucune, influence sur leurs décisions financières.

« La tendance d’utiliser l’IA est clairement installée, mais nous remarquons tout de même qu’avec raison, la population est encore méfiante à l’égard des résultats générés. L’Institut invite les Québécois et les Québécoises à consulter plutôt un planificateur financier ou une planificatrice financière qui peut intervenir de manière professionnelle pour les rassurer et mettre en place un plan adapté à leur situation particulière afin de réduire leur stress financier. En résumé, il ne faut pas laisser l’intelligence artificielle faire tout le travail », ajoute Caroline Champagne.

Outre l’IA, les balados et vidéos en ligne sur les finances ont également leur cote de popularité. Près de la moitié des sondés (45 %) disent en écouter régulièrement ou à l’occasion.

À la lumière des résultats du sondage, l’Institut recommande aux Québécois de se tourner vers un spécialiste afin d’y voir clair et de s’assurer que tous les aspects soient pris en compte dans un plan solide : placements, assurances, retraite, aspects légaux, fiscalité, succession, etc.

« La Semaine de la planification financière est le moment de tourner les projecteurs sur l’importance de s’intéresser aux questions de finances personnelles, et ce, à tout âge et peu importe votre situation. Il n’y a pas de budget trop petit ni d’âge pour commencer à planifier. Et il n’est jamais trop tôt, ou trop tard ! », conclut Caroline Champagne.

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Planification financière : des outils qui dopent la productivité https://www.finance-investissement.com/edition-papier/barometre-de-lassurance/planification-financiere-des-outils-qui-dopent-la-productivite/ Mon, 08 Dec 2025 10:51:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111403 BAROMÈTRE DE L’ASSURANCE – Les outils se multiplient, mais leur efficacité repose encore sur la formation et le soutien des agences.

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Les agences en assurance (AA) investissent massivement dans les innovations technologiques pour aider les conseillers à être plus productifs en planification financière. Ces outils sont généralement bien accueillis, mais ils entraînent aussi des défis : mises à jour constantes, besoin de formation, temps nécessaire pour maîtriser leur utilisation et problèmes de compatibilité entre plateformes, révèle le Baromètre de l’assurance 2025.

Selon le sondage, les répondants attribuent une note moyenne de 8,2 sur 10 à leur agence en assurance pour le soutien offert en matière de planification fiscale et successorale des clients (optimisation fiscale, transfert intergénérationnel de patrimoine, dons philanthropiques, etc.) et jugent ce critère important (8,9 sur 10). Plus de la moitié des répondants donnent une note de 9 ou 10 sur 10 à leur AA, tandis que 17 % se montrent insatisfaits.

La modernisation des outils de planification financière progresse à des rythmes inégaux. Certaines agences n’offrent aucun service technologique, alors que d’autres disposent de solutions parmi les plus appréciées par les conseillers et utiles pour les clients. Lorsqu’elles sont bien intégrées, accompagnées de formation et de soutien, ces technologies augmentent la productivité, tant pour les tâches quotidiennes que pour les analyses complexes.

Un segment de conseillers en sécurité financière sondés citent les outils technologiques en matière de planification financière provenant de leur AA comme une occasion d’accroître leur valeur ajoutée auprès de leurs clients.

Les logiciels les plus plébiscités sont Conquest Planning (Plan vivant), ClearEstate et PureFacts, ou encore certaines solutions maison développées par les agences. Ces outils permettent de rendre compréhensibles des stratégies souvent perçues comme abstraites.

« L’utilisation d’une plateforme comme Conquest facilite l’explication aux clients à valeur élevée », note un répondant. Un autre renchérit : « Le Plan vivant nous permet d’illustrer les conséquences d’un décès très facilement tout en incluant les analyses fiscales. »

Les plateformes comparant des illustrations d’assurance ou différents scénarios de décaissement sont également appréciées. Elles accélèrent la prise de décision et réduisent les aller-retour administratifs. « Nous avons un logiciel qui nous permet de comparer plusieurs illustrations (primes) en même temps, ce qui me fait [épargner] du temps. Je suis donc plus productif », résume un conseiller.

Cependant, l’accès à des spécialistes ou à des formations en planification successorale reste limité dans certaines organisations, mentionnent des sondés, tandis que d’autres saluent des progrès récents : « Davantage de formations sont actuellement dispensées à ce sujet, ce qui est très important », déclare un répondant.

Les firmes qui combinent outils de pointe et expertise humaine tirent leur épingle du jeu. Les conseillers veulent des logiciels efficaces, mais aussi des experts capables d’accompagner les cas complexes et d’expliquer les angles morts.

Parmi les solutions améliorant directement la productivité, les conseillers citent :

  • Les CRM automatisés, qui permettent « moins de travail et plus de rencontres clients »;
  • Les plateformes intégrées (VieFund, Centralize, Agora), offrant une visibilité claire des affaires en vigueur, une conformité automatisée et une transmission électronique simplifiée;
  • Les applications de comparaison : « Le comparateur de prix, c’est une force », dit un répondant.

Ces outils, lorsqu’ils sont combinés, créent de la valeur tant pour les conseillers que pour les clients.

La modernisation ne se fait toutefois pas sans heurts. Certains systèmes sont jugés lents et complexes. Des développements se font « à la vitesse de l’escargot ». Des problèmes de compatibilité entre les plateformes sont également rapportés. Par ailleurs, même si les conseillers sont avides de nouveautés, ils souhaitent consolider les outils existants avant d’en adopter de nouveaux. L’un d’eux résume : « J’en veux plus, mais avant d’en ajouter, je veux qu’ils stabilisent leurs outils. »

Chez IG Gestion de patrimoine, l’action combinée de Conquest Planning pour les plans et ClearEstate pour la succession permet « une interaction continue entre le planificateur et le client, y compris via des applications mobiles donnant accès au plan financier complet », signale Carl Thibeault, vice-président principal, ventes et distribution chez IG. Toutefois, il insiste : la technologie n’a de valeur que lorsqu’elle est combinée à une expertise humaine (notaires, fiscalistes, spécialistes en succession, etc.). Le tout repose aussi sur une intégration avec d’autres logiciels de gestion de relation client, dont Salesforce et Live Design Analysis, qui réduit la duplication de tâches.

Pour Carl Thibeault, la recherche de simplicité dans les outils et les processus est essentielle, même si cela peut sembler paradoxal dans un environnement financier de plus en plus complexe. Selon lui, « plus la base est claire et fluide, plus les conseillers peuvent aller loin dans les analyses complexes ».

IG a intégré la solution d’intelligence artificielle (IA) générative sécurisée Copilot dans ses systèmes afin d’aider les conseillers à explorer des scénarios, interpréter des stratégies ou orienter des analyses. L’engouement pour l’IA a explosé chez les conseillers d’IG au cours des derniers mois, suivant l’évolution rapide de la technologie et la multiplication de ses usages concrets dans le secteur de l’assurance, signale Carl Thibeault. En réponse, la firme a inclus des formations pour encadrer un usage responsable et efficace de l’IA à son offre.

Chez PPI aussi, la technologie est un élément important de la planification financière, indique Christian McGuire, vice-président régional de PPI pour le Québec. L’entreprise mise sur une gamme d’outils complémentaires, dont le logiciel Purefacts pour la planification financière de la retraite, qui est utilisé avec d’autres logiciels aux différentes étapes de la planification.

Pour chacun de ces outils, les conseillers de PPI ont accès à un cercle de soutien comprenant des spécialistes en planification, des experts en banque numérique et des consultants en développement des affaires. Objectif : s’assurer que les conseillers ne soient jamais isolés dans l’utilisation des outils. Récemment, PPI a aussi lancé la Boussole d’assurance, une application mobile qui centralise ressources fiscales, juridiques, financières et relie les conseillers à une bibliothèque de contenus éducatifs en planification financière.

Cloutier Groupe financier utilise Conquest Planning pour la planification financière. Le déploiement de la plateforme a été accompagné d’un programme de formation et de soutien. Des équipes internes accompagnent les conseillers dans l’utilisation du logiciel, la création de plans financiers et la préparation de présentations. L’objectif est de permettre aux représentants d’évaluer avec précision les besoins des clients en matière de retraite, de planification successorale et de produits d’assurance, précise Patrick Cloutier, président de Cloutier Groupe financier. La firme dispose d’une équipe de spécialistes à l’interne par gamme de produits (assurance vie, prestations du vivant, placements, assurance collective) afin de fournir des réponses rapides et précises aux représentants.

D’ici la fin de l’année, la firme lancera une application mobile qui permettra aux clients d’accéder en temps réel aux données de leurs portefeuilles de placements. D’autres innovations suivront : mises à jour client automatisées, circulation des données optimisée et soutien opérationnel renforcé.

Plusieurs conseillers de SFGT vantent un outil de planification avancée d’optimisation fiscale développé par leur firme. Initialement conçu par des conseillers pour servir leur clientèle, cet outil a ensuite été offert à l’ensemble du groupe, indique Caroline Thibeault, directrice générale de SFGT. Il permet d’optimiser les décaissements et d’intégrer les programmes socio-fiscaux fédéraux et provinciaux dans le but de maximiser les avantages pour tous les types de clients. SFGT accompagne le conseiller dans l’utilisation de cet outil afin qu’il conçoive une présentation pour son client. Selon elle, cette innovation a « transformé l’approche de la planification du décaissement et contribué à l’essor de nouveaux portefeuilles ».

Outiller et former : c’est la stratégie d’iA Groupe financier. iA Campus, sa plateforme de formation à distance, a été enrichie par de nouveaux contenus en planification financière avancée et par un accompagnement terrain. « Des directeurs régionaux rencontrent régulièrement les conseillers pour les aider à développer leurs compétences sur des dossiers complexes », signale Samuel Lajoie, vice-président, Ventes, Agences de carrière chez iA.

Un partenariat avec l’Université TÉLUQ permet d’offrir aux représentants l’accès au programme Ascension, une formation menant au titre de planificateur financier, afin de rendre les conseillers plus autonomes. Ce programme procure entre autres des bases en déontologie, fiscalité, marketing et gestion d’entreprise.

Les outils de planification financière peuvent transformer le quotidien des conseillers, mais leur plein potentiel n’est atteint que lorsqu’ils sont soutenus par des experts, de la formation continue et un accompagnement personnalisé, indiquent les dirigeants interrogés. Au bout du compte, l’alliance technologie-humain permet de gagner du temps, d’améliorer la qualité des analyses et d’offrir un service plus personnalisé aux clients.

Avec la collaboration d’Alizée Calza et Guillaume Poulin-Goyer.

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