{"id":55597,"date":"2019-01-01T00:26:00","date_gmt":"2019-01-01T05:26:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/?p=55597"},"modified":"2019-11-11T08:46:01","modified_gmt":"2019-11-11T13:46:01","slug":"des-occasions-a-lhorizon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/edition-papier\/perspectives-2019\/des-occasions-a-lhorizon\/","title":{"rendered":"Des occasions \u00e0 l’horizon"},"content":{"rendered":"
Les signes ne trompent pas. Malgr\u00e9 l’optimisme affich\u00e9 en fin d’ann\u00e9e par le pr\u00e9sident de la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale am\u00e9ricaine (Fed) \u00e0 l’\u00e9gard de l’\u00e9conomie am\u00e9ricaine, tout porte \u00e0 croire qu’un ralentissement se pointe \u00e0 l’horizon, voire m\u00eame une r\u00e9cession en 2020 ou 2021.<\/p>\n
Le fort endettement des m\u00e9nages, les hausses des taux d’int\u00e9r\u00eat, la baisse des mises en chantier et les diff\u00e9rends commerciaux sont autant d’indicateurs qui annoncent la fin d’un cycle de croissance qui s’est av\u00e9r\u00e9 tr\u00e8s robuste depuis bon nombre d’ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n
Les march\u00e9s boursiers, ces derniers mois, ont d’ailleurs \u00e9t\u00e9 le reflet de ce ralentissement. Le mois d’octobre a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement dur \u00e0 encaisser pour les investisseurs qui ont vu l’indice canadien S&P\/TSX subir une perte de 6,27 %. Les secteurs importants de l’\u00e9nergie (- 9,2 %) et des soci\u00e9t\u00e9s financi\u00e8res (- 8,1 %) ont particuli\u00e8rement \u00e9t\u00e9 touch\u00e9s au cours de ce mois d’octobre, le pire \u00e0 survenir depuis la crise \u00e9conomique et financi\u00e8re de 2008.<\/p>\n
March\u00e9 canadien<\/em><\/p>\n Dans ce contexte, nombreux sont les gestionnaires de portefeuille \u00e0 recommander \u00e0 leurs clients d’augmenter le poids de leurs liquidit\u00e9s dans leur portefeuille. Certains sugg\u00e8rent m\u00eame une r\u00e9partition allant jusqu’\u00e0 25 % en encaisse afin de profiter des aubaines qui se pr\u00e9senteront sur le march\u00e9, particuli\u00e8rement au Canada.<\/p>\n \u00abOn garde un niveau de liquidit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 qu’\u00e0 la normale. Si le march\u00e9 atteignait des niveaux encore plus bas dans les prochains mois et que certains titres de soci\u00e9t\u00e9s devenaient encore plus abordables, on envisagerait assur\u00e9ment d’accro\u00eetre notre pond\u00e9ration dans le march\u00e9 canadien qui devrait d’ailleurs bien tirer son \u00e9pingle du jeu, soit en 2019, soit en 2020\u00bb, indique Jean Duguay, premier vice-pr\u00e9sident et gestionnaire principal chez Gestion de placements Eterna.<\/p>\n Fran\u00e7ois Bourdon, chef des placements global chez Fiera Capital, favorise d’ailleurs les actions canadiennes et celles des pays \u00e9mergents qui performent g\u00e9n\u00e9ralement mieux en fin de cycle \u00e9conomique.<\/p>\n \u00abLes fins de cycle sont caract\u00e9ris\u00e9es par des pressions inflationnistes plus fortes et des prix des commodit\u00e9s plus \u00e9lev\u00e9es. Une situation qui est positive pour le march\u00e9 canadien, en particulier pour les secteurs de l’\u00e9nergie et des services financiers\u00bb pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n L’attrait pour les actions canadiennes est d’autant plus grand que ce march\u00e9 est sous-\u00e9valu\u00e9. \u00abLe ratio cours-b\u00e9n\u00e9fice du S&P\/TSX, par rapport au S&P 500, est 2,5 points plus bas. C’est rare qu’on ait un multiple plus faible qu’aux \u00c9tats-Unis. La derni\u00e8re fois remonte \u00e0 2009\u00bb, fait valoir Fran\u00e7ois Bourdon.<\/p>\n Pour Christine D\u00e9carie, vice-pr\u00e9sidente principale et gestionnaire de portefeuille de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion Placements Mackenzie, la fin du cycle \u00e9conomique am\u00e8ne les investisseurs \u00e0 \u00eatre moins surpond\u00e9r\u00e9s en actions.<\/p>\n \u00abUn portefeuille \u00e9quilibr\u00e9 qui avait une surpond\u00e9ration de 60 % devrait aujourd’hui se situer davantage autour de 50 %\u00bb, sugg\u00e8re-t-elle, en pr\u00e9cisant avoir adopt\u00e9 une strat\u00e9gie plus d\u00e9fensive en choisissant des soci\u00e9t\u00e9s qui r\u00e9agissent mieux \u00e0 un ralentissement \u00e9conomique.<\/p>\n Toutefois, compte tenu de la d\u00e9route qu’a connue le march\u00e9 boursier canadien ces derniers mois, \u00abil y a des titres ayant chut\u00e9 dont le risque, par rapport au rendement, est devenu beaucoup plus int\u00e9ressant\u00bb, ajoute Christine D\u00e9carie, qui a aussi le secteur de l’\u00e9nergie dans sa mire, malgr\u00e9 ses nombreux al\u00e9as. Le prix du baril de p\u00e9trole brut Western Canadian Select est en effet vendu \u00e0 escompte, jusqu’\u00e0 30 $ de moins que celui de son homologue am\u00e9ricain, et son transport reste un probl\u00e8me majeur.<\/p>\n Cependant, \u00ables d\u00e9penses en capital par les acteurs du secteur seront moins importantes, l’offre et la demande devraient s’\u00e9quilibrer en 2019, et les producteurs auront des marges plus \u00e9lev\u00e9es\u00bb, estime Christine D\u00e9carie.<\/p>\n Steve B\u00e9lisle, directeur g\u00e9n\u00e9ral et gestionnaire de portefeuille principal de Gestion d’actifs Manuvie, estime pour sa part que les prix du p\u00e9trole sont trop impr\u00e9visibles pour rendre le secteur attrayant. Il note n\u00e9anmoins qu’une entreprise comme Suncor est \u00abune soci\u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e qui exploite des raffineries et qui est moins expos\u00e9e au diff\u00e9rentiel de prix\u00bb.<\/p>\n Steve B\u00e9lisle s’int\u00e9resse davantage au secteur financier, en particulier les banques qui ne cessent d’int\u00e9grer les technologies pour am\u00e9liorer leur productivit\u00e9 et de consacrer des ressources importantes en gestion de patrimoine, et ainsi \u00abpropulser \u00e0 la hausse les profits\u00bb.<\/p>\n Cela dit, ajoute-t-il, \u00able secteur n’est pas \u00e0 l’abri des pertes sur pr\u00eats li\u00e9s au secteur de l’\u00e9nergie, comme on l’a vu en 2015, ou \u00e0 une r\u00e9cession potentielle\u00bb, pr\u00e9vient-il.<\/p>\n Jean Duguay fait \u00e9cho \u00e0 ses propos. \u00abOn a une ressource, le p\u00e9trole, qu’on ne peut pas vendre \u00e0 un niveau de prix mondial et qu’on peine \u00e0 transporter. Ce n’est pas tr\u00e8s positif pour le secteur\u00bb, souligne-t-il, en pr\u00e9cisant que l’industrie bancaire est plus attrayante.<\/p>\n \u00abLes titres bancaires ont baiss\u00e9 ces derniers mois. Pourtant, les bilans demeurent solides et il n’y a pas eu de changements dans les op\u00e9rations, ni dans le management, ni dans leur capacit\u00e9 de payer des dividendes \u00e9lev\u00e9s qui tournent autour de 4 %. Tout ce qui a chang\u00e9, c’est l’occasion d’acheter des actions moins ch\u00e8res et de r\u00e9aliser des rendements int\u00e9ressants \u00e0 long terme\u00bb, indique Jean Duguay.<\/p>\n Le secteur des produits de consommation de base s’av\u00e8re aussi int\u00e9ressant, note Christine D\u00e9carie. \u00abC’est un secteur qui, en g\u00e9n\u00e9ral, performe bien en p\u00e9riode de ralentissement ou de r\u00e9cession\u00bb, souligne-t-elle, en ajoutant que l’industrie de l’alimentation profite notamment des pressions inflationnistes et de l’augmentation des prix du panier d’\u00e9picerie.<\/p>\n Steve B\u00e9lisle estime d’ailleurs que le titre de Loblaw, dans le contexte actuel et depuis la vente de ses propri\u00e9t\u00e9s immobili\u00e8res, est particuli\u00e8rement attrayant. La soci\u00e9t\u00e9 d’emballage et d’\u00e9tiquetage CCL Industries est aussi \u00e0 surveiller, note Steve B\u00e9lisle.<\/p>\n D’ailleurs, le mot d’ordre est le m\u00eame pour tous : alors que les nuages s’accumulent sur l’\u00e9conomie, les placements doivent \u00eatre faits dans des titres de qualit\u00e9 pour une perspective a plus long terme.<\/p>\n \u00abIl faut investir dans des entreprises de grande qualit\u00e9, qui ont peu de dettes et qui n’ont pas besoin d’une acc\u00e9l\u00e9ration \u00e9conomique pour bien performer\u00bb, sugg\u00e8re Steve B\u00e9lisle.<\/p>\n \u00abLa s\u00e9lection des titres devient de plus en plus importante et il faut avoir des attentes de rendement plus r\u00e9alistes\u00bb, ajoute Christine D\u00e9carie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Le ralentissement des march\u00e9s cr\u00e9\u00e9 des possibilit\u00e9s d’investissement.<\/p>\n","protected":false},"author":143446,"featured_media":55757,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[25297,623],"tags":[],"yst_prominent_words":[4151,25484,25474,25465,25461,25458,13697,8516,6823,5023,4020,3667,2259,938,921,821,800,763,722],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55597"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/users\/143446"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55597"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55597\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":55963,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55597\/revisions\/55963"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55757"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55597"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55597"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55597"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.finance-investissement.com\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=55597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}